Après Paris, Grenoble s'attaque au fléau de la pollution de l'air

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Une pompe à essence.
Une pompe à essence.

Soumise à de longs épisodes de pollution, la métropole alpine cherche à mieux les anticiper, en s’appuyant sur le dispositif des pastilles de couleur.

Désormais, tout conducteur grenoblois devra arborer sur son pare-brise une pastille colorée témoignant du degré de propreté de son véhicule. Après Paris, Grenoble-Alpes Métropole est la première agglomération de région à déployer un plan ambitieux de lutte contre la pollution. Entrant en vigueur le 1er novembre, le dispositif des « certificats de qualité de l’air » doit lui permettre d’interdire la circulation des véhicules les plus polluants en cas de dégradation durable de la qualité de l’air.

Par ce plan, Grenoble cherche à réduire la durée des pics de pollution auxquels elle est soumise. Située dans une cuvette, la métropole alpine connaît des épisodes souvent très longs (plus de 10 jours consécutifs). Cette configuration géographique complique en effet la dispersion des polluants, qui se retrouvent bloqués latéralement par les montages et en altitude par la persistance des anticyclones. Sur un an, l’agglomération grenobloise a déjà connu jusqu’à 45 jours de pic de pollution, comme en 2013, année particulièrement favorable aux phénomènes anticycloniques.

Mesures progressives « Grâce à ces pastilles distinctives, nous pourrons prendre des mesures de restriction de circulation progressives, et ainsi gérer plus finement les pics de pollution en les anticipant mieux, et de façon plus efficace que la circulation alternée, qui ne permet pas de cibler les véhicules les plus polluants », se félicite Yann Mongaburu, président du Syndicat mixte des transports en commun (SMTC). ...

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