Après Palmyre, le combat continue entre l'armée syrienne et l'EI

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    * Réouverture de l'aéroport militaire de Palmyre 
    * Des combats au nord-est de la ville historique 
    * 417 morts côté djihadiste, 194 côté gouvernement-OSDH 
    * L'Iran félicite le président syrien Bachar al Assad 
    * La Russie continuera ses frappes en appui aérien-Peskov 
 
    par Lisa Barrington et launchpad 
    BEYROUTH, 28 mars (Reuters) - Les forces gouvernementales 
syriennes soutenues par les frappes aériennes de l'armée russe 
continuaient à se battre lundi contre l'Etat islamique (EI) dans 
les environs de Palmyre, dans le but de renforcer leurs 
positions au lendemain de la prise de contrôle de cette ville 
emblématique. 
    L'armée syrienne a fait savoir que la ville, qui abrite des 
ruines de l'empire romain particulièrement importantes, 
servirait de "rampe de lancement" aux opérations contre les 
places fortes de l'EI à Rakka et Daïr az Zour, situées plus à 
l'est dans une vaste étendue désertique. 
    L'aéroport militaire de Palmyre est désormais rouvert au 
trafic aérien, a annoncé lundi la presse syrienne. 
    Des combats continuent cependant au nord-est de Palmyre 
entre l'EI et les forces alliées au gouvernement syrien, 
appuyées par les frappes des aviations russe et syrienne, 
indique l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une 
organisation basée à Londres qui suit le conflit au quotidien. 
    Des frappes aériennes, apparemment russes, ont également 
visé la route qui part à l'est de Palmyre en direction de Daïr 
az Zour, précise l'OSDH. 
    Les forces de l'EI ont évacué Palmyre dans leur grande 
majorité, mais il reste quelques combattants à l'intérieur de la 
ville, indique l'OSDH. Quant à la population civile, précise son 
directeur Rami Abdoulrahman, elle a pour l'essentiel quitté les 
lieux avant l'offensive menée par l'armée syrienne. Il dit ne 
pas avoir reçu d'informations concernant des décès de civils. 
    Dimanche, six explosions ont été entendues à l'intérieur et 
aux abords de la ville à partir d'un triple attentat à la 
voiture piégée de l'Etat islamique. En outre, trois islamistes 
ont fait exploser leur ceinture d'explosifs. Le bilan des 
victimes au sein des forces armées et de leurs alliés reste 
inconnu, précise l'OSDH.  
    Des images de Palmyre diffusées par la télévision publique 
syrienne montrent des rues vides et des bâtiments sévèrement 
endommagés. 
     
    SOUTIEN CRUCIAL 
    Selon Rami Abdoulrahman, 417 combattants de l'EI sont morts 
dans la bataille pour la reprise de Palmyre, et 194 dans les 
rangs des forces alliées au gouvernement syrien. 
    L'intervention russe en Syrie, à la toute fin septembre, a 
constitué un tournant dans la guerre au bénéfice du président 
syrien Bachar al Assad. Moscou a annoncé il y a deux semaines le 
retrait de l'essentiel de ses forces miliaires, mais les avions 
et les hélicoptères russes ont mené des frappes aériennes 
quotidiennes sur Palmyre pour appuyer l'avancée des forces 
syriennes. 
    Lors d'un entretien téléphonique avec son homologue russe 
Vladimir Poutine, Bachar al Assad a indiqué que le soutien 
aérien russe     avait été crucial pour reprendre Palmyre et a 
annoncé que la ville serait reconstruite. 
    La Russie a fait savoir qu'elle aiderait à sécuriser Palmyre 
et à la neutralisation des mines. 
    Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a précisé lundi que 
l'armée russe avait bien effectué des frappes aériennes sur 
Palmyre en appui aux forces syriennes mais q'il n'y avait pas eu 
d'opération au sol de sa part et que, malgré le retrait partiel 
du contingent russe de Syrie, les unités aériennes restant sur 
les deux bases d'Hmeymime et Tartous, continueraient "à 
combattre les groupes terroristes (...) et continueront à 
soutenir l'offensive de l'armée syrienne". 
    La Russie continue à montrer des signes de retrait partiel 
de Syrie. Trois hélicoptères russes ont quitté la base de 
Hmeymime, en Syrie, pour regagner la Russie, a rapporté lundi la 
chaîne de télévision Rossia-24.   
    L'Iran, l'autre grand allié de Bachar al Assad, l'a félicité 
pour la reconquête de Palmyre.   
    L'éviction de l'EI de Palmyre intervient trois mois après sa 
défaite à Ramadi en Irak, qui avait été la première grande 
victoire de l'armée irakienne après son effondrement lors de la 
pris de Mossoul par l'EI en juin 2014. 
    Lundi, à 100 kilomètres à l'ouest de Palmyre, des combats 
acharnés avaient lieu autour de la ville de Qaryatain, que le 
gouvernement syrien essaie également de reprendre. L'EI s'en est 
emparée en août dernier après avoir pris Palmyre en mai.  
 
 (Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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  • delapor4 le lundi 28 mar 2016 à 16:00

    Vive Assad, vive Poutine, vive la Syrie libre et honte éternelle à Fabius et Hollande !