Après Nantes et Marseille, 400 policiers manifestent dans la nuit à Toulouse

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A Toulouse, des policiers ont porté, mercredi 2 novembre, un cercueil couvert du drapeau tricolore avec l'inscription : « Je ne veux pas que papa ou maman soit le prochain à l'intérieur. »
A Toulouse, des policiers ont porté, mercredi 2 novembre, un cercueil couvert du drapeau tricolore avec l'inscription : « Je ne veux pas que papa ou maman soit le prochain à l'intérieur. »

« On continue notre mouvement puisqu’on n’est pas entendus », a assuré une porte-parole toulousaine. A Marseille, une délégation a été reçue par le préfet de police.

« Au service des citoyens, pas des politiciens » : environ 400 policiers et sympathisants, rejoints par des pompiers « en colère », ont manifesté mercredi soir 2 novembre dans le centre de Toulouse. Plusieurs heures auparavant, leurs homologues de Nantes et Marseille avaient également défilé. A Marseille, une délégation a été reçue par le préfet de police. Mardi, des policiers s’étaient rassemblés à Paris, devant le Louvre.

A Toulouse, les fonctionnaires ont brandi des pancartes telles que « Poulets, la politique du chiffre nous plume », « sécurité au rabais, république en danger » ou encore « syndicats prêts à se vendre, policiers prêts à se défendre ».

Alors que le cortège réunissait vers 22 heures environ 400 personnes chantant la Marseillaise, des manifestants ont porté un cercueil couvert du drapeau tricolore qu’ils ont déposé au niveau du soldat inconnu avec l’inscription : « Je ne veux pas que papa ou maman soit le prochain à l’intérieur. »

« On continue notre mouvement puisqu’on n’est pas entendus. Le gouvernement ne nous écoute pas, ils nous ont proposé quelques miettes », a déclaré une porte-parole des manifestants, qui requiert l’anonymat.

« Le terrorisme ce n’est pas notre quotidien » A Marseille, environ 200 policiers et personnes les soutenant se sont rassemblés dans l’après-midi à l’appel du « Collectif Policiers en Colère 13 et 83 », devant la préfecture des Bouches-du-Rhône, où une délégation de policiers non syndiqués a été reçue par le préfet de p...

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  • Spartaku il y a 12 mois

    Moi qui pensais que nos policiers étaient épuisés par l'état d'urgence , les manifestations du printemps etc etc etc ... je constate avec soulagement qu'il leur en reste sous le pied ... de vrais forces de la nature nos flicards "révoltés" ... Chuis sûr qu'ils ont encore du temps en rentrant chez eux pour revoir les discours et réentendre les petites phrases de Marion MLP....rien de tel pour la motivation ...