Après leur défaite au référendum, les opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes se mobilisent

le
3
Militants against the Notre-Dame-des-Landes airport react at the Vache rit farm after the results on a local referendum organized in Loire Atlantique to transfer of the Nantes Atlantique airport to Notre-Dame-des-Landes, in Notre-Dame-des-Landes, on June 26, 2016. Nearly one million people living in France's Loire-Atlantique department voted in a referendum which poses the question "Are you in favour of the project to transfer the Nantes-Atlantique airport to the municipality of Notre-Dame-des-Landes?" to voters. The referendum was organised by the French executive power hoping to find a solution to the issue which has dragged on for 50 years. / AFP / LOIC VENANCE
Militants against the Notre-Dame-des-Landes airport react at the Vache rit farm after the results on a local referendum organized in Loire Atlantique to transfer of the Nantes Atlantique airport to Notre-Dame-des-Landes, in Notre-Dame-des-Landes, on June 26, 2016. Nearly one million people living in France's Loire-Atlantique department voted in a referendum which poses the question "Are you in favour of the project to transfer the Nantes-Atlantique airport to the municipality of Notre-Dame-des-Landes?" to voters. The referendum was organised by the French executive power hoping to find a solution to the issue which has dragged on for 50 years. / AFP / LOIC VENANCE

Le camp du non au projet de nouvel aéroport rassemble ce week-end ses soutiens et affiche sa détermination à ne pas quitter les lieux.

Deux semaines après la consultation locale qui a donné la victoire aux partisans du transfert de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes (55,17 % de « oui »), les opposants ne désarment pas. Ils mobilisent leurs soutiens, attendus de la France entière, samedi 9 et dimanche 10 juillet, pour un week-end de débats et de forums, de concerts et de détente, sur le terrain même où devrait se construire le futur aéroport, au lieu-dit Montjean, au sud-est du petit bourg de Notre-Dame-des-Landes.

C’est dire que la défaite au référendum n’a qu’assez peu atteint les occupants de la « zone à défendre », la zone d’aménagement différé définie en 1974, agriculteurs, militants écologistes, altermondialistes… Ils espèrent, peut-être plus encore que les années précédentes quand un tel rassemblement se tenait aussi en juillet, mobiliser leur camp. Et afficher leur détermination à ne pas quitter les lieux. « Ni expulsions, ni travaux, ni aéroport », clament-ils dans l’appel à rejoindre le bocage nantais.

Le référendum, voulu par le chef de l’Etat et le gouvernement pour légitimer un projet vieux de plus de cinquante ans et contesté depuis l’origine, n’a pas valeur de démonstration démocratique pour eux. Aussi, la plupart des thèmes de débats choisis pour cette édition, intitulée « Semailles de la démocratie », tournent-ils autour de la démocratie, de l’éthique, de l’état d’urgence ou encore des modes d’action et de décision.

Bruxelles demande une étude d’impac...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M8252219 il y a 6 mois

    Les anti démocraties vont faire le buzz , le fa chisme et la dictature d'une minorité sont pour la régression contre l'emploi .

  • M5626052 il y a 6 mois

    Suite du précédent. Les écolos multiplient les recours devant les tribunaux, mais ils disent publiquement que si les décisions de justice ne leur conviennent pas, ils n'en tiendront aucun compte. Donc il leur faut des juges à leurs ordres. C'est exactement ce qu'a fait le régime de V.ichy avec le serment des magistrats et les Cours Spéciales. C'est ça les lendemains qui chantent "Flowers Power"avec le camping car WV interdit à Paris de 8 H à 20 H ?

  • M5626052 il y a 6 mois

    Il y a de bonnes raisons pour ne pas construire cet aéroport. Notamment la sauvegarde des finances publiques. Mais les écolos de tout poil ont accusé les autorités de ne pas tenir compte de l'avis de la population riveraine. Et quand un référendum destiné à pendre en compte cet avis ne donne pas le résultat escompté, il devient inutile. Finalement les écolos, c'est comme Staline. "Quand le peuple ne se conduit pas comme le souhaite les dirigeants, il suffit de changer le peuple"