Après les violences, pénurie d'argent liquide à Rennes

le
0
A demonstrator holds a wheelie bin to protect himself from tear gas canisters, during a demonstration against the government's planned labour law reforms, in Rennes, on May 17, 2016. The Socialist government last week survived a vote of no-confidence, which was called by the centre-right opposition, after it forced through the labour market reform bill without parliament's approval. / AFP / DAMIEN MEYER
A demonstrator holds a wheelie bin to protect himself from tear gas canisters, during a demonstration against the government's planned labour law reforms, in Rennes, on May 17, 2016. The Socialist government last week survived a vote of no-confidence, which was called by the centre-right opposition, after it forced through the labour market reform bill without parliament's approval. / AFP / DAMIEN MEYER

Les distributeurs automatiques de billets sont une cible privilégiée des manifestants les plus violents. Nombre d’entre eux ont été rendus inutilisables lors des heurts des dernières semaines.

Le centre-ville de Rennes s’est retrouvé en pénurie d’argent liquide en raison de l’indisponibilité de nombreux distributeurs de billets du centre-ville, comme l’a révélé le quotidien Ouest-France, mardi 17 mai. Les distributeurs ont été vandalisés lors des manifestations autour de la loi travail. Certains militants les détériorent systématiquement, en les recouvrant de peinture ou en les cassant. Or les machines ne peuvent pas être remplacées dans l’immédiat, obligeant les commerçants à accepter les paiements par carte bleue pour des petits montants.

Depuis deux mois, la tension est montée d’un cran, à Rennes, autour de la mobilisation contre la loi travail. De nombreux incidents ont troublé les différentes mobilisations. Vendredi 13 mai, après l’évacuation spectaculaire de la « Maison du peuple », un bâtiment municipal occupé depuis plusieurs semaines, près de 200 personnes ont tenté de réinvestir le lieu.

Manifestation non-déclarée Certains manifestants ont vandalisé des caméras de surveillance et les palissades du chantier du métro, place Saint-Anne, dans le centre historique, et les forces de l’ordre ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. En réaction, des « casseurs » s’en sont pris à la mairie. Samedi 14 mai, une manifestation non-déclarée contre les violences policières a été interdite par la préfecture.

En visite dans la ville, dimanche 15 mai, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve avait réaffirmé la fermeté du gouvernement :

« Aucun territoire de France...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant