Après les révélations de Hollande, la LFP demande réparation

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Après les révélations de Hollande, la LFP demande réparation
Après les révélations de Hollande, la LFP demande réparation

En intervenant dans la course aux droits télé de la Ligue 1, François Hollande aurait fait perdre des sommes considérables à la Ligue de Football Professionnel. L’instance pourrait donc entamer des poursuites.

Trois semaines après sa sortie, le livre « Un président ne devrait pas dire ça » continue de créer des polémiques. Notamment, et surtout, dans le monde du football. Après les propos sur l’équipe de France, ce sont désormais les révélations -ou plutôt les confirmations- de François Hollande concernant les droits TV de la Ligue 1 qui font grincer les dents de la Ligue de Football Professionnel. L’instance dirigeante souhaite d’ailleurs porter l’affaire en justice, comme l’a révélé le Canard Enchaîné dans son édition du jour. Explications.

Le président a considérablement influencé la répartition des droits TV

Le conflit remonte au début de l’année 2014, au moment où Canal+ aurait pu perdre les droits télé de la Ligue 1, notamment au profit de BeIn Sports. Le Président de la République, désireux de « sauver » -comme il l’a lui-même confié, la chaîne cryptée- décide de passer un coup de téléphone à l’émir du Qatar, propriétaire par l’intermédiaire de plusieurs filiales de BeIn Sports. « Je lui ai dit : ‘’Vous allez venir en France en juin, on vous a défendu par rapport aux Saoudiens, on est à vos côtés. Mais là, qu’allez-vous faire sur les Rafale ? Et il y a aussi l’histoire du foot... Je souhaite qu’il y ait un partage » avait dit François Hollande.

A cause de l’intervention de Hollande, la LFP aurait perdu 150 millions d’euros

Le « partage » avait bien eu lieu, puisque Canal+ avait remporté les meilleurs droits sans aucune opposition, grâce à une enveloppe de 726,5 millions d’euros (une somme record, tout de même). Le chef de l’Etat avait donc sauvé la chaîne, et donc, indirectement, une bonne partie du cinéma français, le groupe aujourd’hui dirigé Vincent Bolloré étant le poumon du septième art de l’Hexagone. Sauf que ce sauvetage en bonne et due forme a considérablement affecté les revenus de la LFP, qui aurait pu profiter d’une concurrence plus saine et ardue pour gonfler encore un peu plus ses revenus liés à la vente des droits TV. L’instance a évalué la perte à 100 voire 150 millions d’euros. Voilà pourquoi la Ligue réfléchirait à lancer « des poursuites en responsabilités pour faute contre l’Etat ». Avec, bien évidemment, une « copieuse demande d’indemnité ».
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