Après les attentats du 13 novembre : l'école se barricade

le , mis à jour à 08:06
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Après les attentats du 13 novembre : l'école se barricade
Après les attentats du 13 novembre : l'école se barricade

« La société française doit se préparer à se protéger face à la menace terroriste. » Le message, sans ambages, ouvre le Guide des bonnes pratiques distribué à la rentrée dans les écoles, les collèges et les lycées. Il appelle les enseignants et les cadres de l'Education à une nouvelle mission, que la plupart n'avaient jamais anticipée et encore moins voulue : devenir les agents de sécurité de leurs élèves. L'école est une cible et se vit désormais comme telle. Déjà en mars 2012, Mohamed Merah avait assassiné trois enfants et un enseignant dans l'école juive Ozar Hatorah de Toulouse (Haute-Garonne).

 

Au lendemain des attentats du 13 Novembre, le journal de propagande de l'Etat islamique « Dar al-Islam » désignait l'Education nationale, avec ses valeurs de laïcité, comme « l'antichambre du mal » à combattre. Alors, on se barricade, autant que possible. Ici, on a rehaussé d'une tête le muret d'enceinte de la cour de récré. Là, on a installé un visiophone, acheté des cornes de brume et des alarmes anti-intrusion, émettant un signal différent de la traditionnelle alerte incendie. On ne se gare plus devant les grilles des collèges, on forme les délégués de classe aux premiers secours et aux gestes qui sauvent. Et c'est munis de leur carte d'identité, ou d'une forme de laisser passer, que les parents peuvent, exceptionnellement, accéder à la salle de classe de leur enfant.

 

Le jeu contre l'horreur

 

Sans être interdites, les sorties scolaires sont elles aussi « de plus en plus limitées : les enseignants n'osent plus prendre la responsabilité d'emmener les enfants dehors », déplore une mère d'écolier de Paris.

 

Dans ce climat anxiogène, la communauté éducative fait ce qu'elle peut pour limiter l'angoisse née des exercices anti-intrusion devenus obligatoires, qui consistent pour les enfants à se coucher à terre dans la pénombre, derrière un mobilier scolaire transformé en ...

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