Après le vote andalou, Rajoy a les mains libres

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Le premier ministre espagnol remisait jusqu'à présent ses mesures d'austérité dans l'espoir de conquérir ce fief socialiste.

Le dernier frein est levé. Hier encore, les élections andalouses retenaient le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy d'adopter les mesures les plus impopulaires de son agenda de réformes. Car pour la première fois en plus de trente ans, le Parti populaire (PP, droite), favori des sondages, avait l'espoir d'arracher au Parti socialiste (PSOE) la région la plus peuplée d'Espagne. Le vieux rêve de l'alternance à Séville ne pouvait être gâché par trop d'imprudence à Madrid.

Signe manifeste de cette obsession méridionale, le budget a tardé à être adopté malgré la pression des marchés financiers et de ses partenaires européens, impatients de connaître au plus tôt les engagements concrets de Rajoy en matière d'austérité. Le chef de l'exécutif a certes augmenté l'impôt sur le revenu et réduit le coût des licenciements - en violation de ses promesses électorales -, deux mesures qui attestent de sa volonté de soumettre l'économie espagnole à la rigueur. M

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