Après le Mediator, la réforme du système du médicament

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Le projet de loi, présenté lundi en Conseil des ministres, prévoit des sanctions pour tout laboratoire qui ne signalerait pas un «effet indésirable suspecté» à la nouvelle Agence nationale de sécurité du médicament.

Reprendre la main. À tout prix. Quand Xavier Bertrand hérite du ministère de la Santé, le 14 novembre 2010, un dossier explosif l'attend: le Mediator. Depuis plusieurs semaines déjà, le chiffre de 500 morts attribuables à cet antidiabétique largement détourné comme coupe-faim circule.

Deux jours seulement après sa nomination, une étude épidémiologique confirme que la molécule produite en France entre 1976 et 2009 par le laboratoire Servier serait bien responsable de la mort de 500 à 1000 personnes. Le Mediator fera l'objet de sept enquêtes (dont une du Sénat, de l'Assemblée nationale, de l'Inspection générale des affaires sociales, etc.) - pour «semer la cacophonie» et «faire semblant d'écouter tout le monde» diront les mauvaises langues et Servier. Sans oublier l'instruction judiciaire. Cette dernière a été ouverte à la mi-février et vise la «tromperie aggravée», la «prise illégale d'intérêt» mais aussi les «homicides involontaires». Pour l

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