Après le livret A, les taux de l'assurance-vie sous pression

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Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, recommande aux assureurs de baisser le taux de leurs contrats d'assurance-vie pour conserver un maximum de ressources financières en vue d'une éventuelle remontée brutale des taux d'intérêt.

Ce serait le coup de grâce pour les épargnants. Le taux du Livret A ayant plongé à 1%, son plus bas niveau historique, en juillet dernier, les Français ont massivement transféré leur argent sur leurs contrats d'assurance-vie. Un placement qui pourrait perdre de son intérêt si l'on en juge cette information d'Europe 1 selon laquelle le taux de rendement diminuerait de 2,8%, en 2013, à 2,5% en 2014. Contactée par Le Figaro, la Fédération française des sociétés d'assurance n'a pas souhaité commenter cette information, rappelant qu'«elle publie ses propres estimations de rendement fin janvier. Libre aux assureurs de communiquer leur propre taux quand bon leur semble». Quoiqu'il en soit, l'assurance-vie restera nettement plus intéressante financièrement que le Livret A mais la rémunération du produit-phare des Français ne cesse de reculer: son taux a chuté de 1,7 point entre 2003 et 2013.

Cette information sur une potentielle baisse du taux de l'assurance-vie intervient au lendemain d'une déclaration choc du gouverneur de la Banque de France qui s'est prononcé en faveur d'une nouvelle baisse du taux des contrats d'assurance-vie. Il s'agit pour lui de prévenir le risque d'une variation importante des taux d'intérêt, qui pourrait pénaliser les ressources financières des assureurs. «J'attends cette année une baisse significative, a déclaré Christian Noyer, lors d'une audition devant la commission des finances du Sénat. Je veillerai à ce que les compagnies d'assurances le fassent. Nous ne voulons pas qu'elles se mettent en risque».

Fixé par les assureurs eux-mêmes, les taux de l'assurance-vie sont dépendants des taux d'intérêts. Or, actuellement, ils évoluent à des niveaux extrêmement bas. Ce qui pèse financièrement sur les compagnies d'assurances. C'est pourquoi nombre d'entre elles cherchent à réorienter l'épargne de leurs clients vers des assurances-vie en unités de compte, plus dépendantes des marchés actions et plus rémunératrices pour les assureurs. En réaction aux propos de Christian Noyer, le président de l'Afer Gérard Bekerman, cité par Les Echos, affirme que «nos adhérents ne pensent pas que le taux de rémunéraiton des fonds généraux soit un taux d'escompte décidé par le gouverneur de la Banque de France, a-t-il déclaré. Les épargnants sont civiques et soucieux d'une bonne gestion des finances publiques mais ils sont légitimes à espérer une juste rémunération de leur assurance-vie, fruit de leur travail».

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  • remimar3 le mercredi 29 oct 2014 à 17:07

    Gouverneur de la bDf ??? ça sert à quoi un tel poste vu que c'est la BCE qui décide de tout. Bref quand on a pas grand chose à faire on essaye de s'occuper ou plutôt d'occuper le terrain.