Après le drame de 2015, un hadj sous haute surveillance

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    par Katie Paul 
    RYAD, 4 septembre (Reuters) - Un an après la mort de 
centaines de pèlerins dans une gigantesque bousculade près de La 
Mecque, l'Arabie saoudite a pris de nouvelles mesures pour 
tenter de contrôler les mouvements de foule lors du pèlerinage 
annuel du hadj qui débute cette semaine, à une date encore non 
fixée.  
    Le plus grand rassemblement annuel des musulmans, qui voit 
quelque deux millions de fidèles se recueillir sur les lieux les 
plus sacrés de l'islam, fera également l'objet d'importantes 
mesures de sécurité après l'attentat suicide qui a coûté la vie 
à quatre soldats début juillet dans la ville sainte de Médine.  
    Gardienne des lieux saints de l'islam, l'Arabie saoudite met 
sa réputation en jeu dans l'organisation du hadj, l'un des cinq 
piliers de l'islam que chaque musulman doit accomplir au moins 
une fois dans sa vie s'il en a les moyens physiques et 
financiers. 
    La réputation du royaume wahhabite a été sérieusement ternie 
par le désastre de 2015, qui a fait 769 morts selon le bilan des 
autorités saoudiennes, soit la bousculade la plus meurtrière 
depuis celle survenue dans un tunnel reliant Mina à La Mecque en 
1990 (1.426 morts). 
    Mais un décompte officieux des décès dans les pays ayant 
rapatrié les corps montre que le bilan a dépassé les 2.000 
morts, dont plus de 400 pèlerins iraniens.  
     
    L'IRAN BOYCOTTE 
    L'Iran, grand rival régional de l'Arabie saoudite, a 
vivement critiqué Ryad pour sa gestion du drame, dénonçant 
l'incompétence des autorités du royaume.  
    Après des négociations avec le royaume sunnite, la 
République chiite a annoncé en mai dernier que ses 
ressortissants ne participeraient au pèlerinage, accusant Ryad 
ne pas garantir leur sécurité et dénonçant un "sabotage" de la 
part des Saoudiens. L'Arabie saoudite a répliqué que l'Iran 
avait réclamé le droit d'organiser des rassemblements qui 
auraient selon elle créé une situation chaotique.  
    Aucune enquête officielle n'a encore été rendue publique en 
Arabie saoudite, même si les autorités ont laissé entendre à 
l'époque de la catastrophe que les pèlerins avaient ignoré les 
consignes de sécurité.  
    Cette année, des milliers de fonctionnaires et de membres 
des personnels de santé ont effectué des exercices 
d'entraînement en prévision de l'événement et des centaines de 
caméras de surveillance supplémentaires ont été installées aux 
abords de la Grande Mosquée de La Mecque.  
    Le royaume dit avoir également renforcé sa coopération avec 
les missions de pèlerinage des différents pays pour garantir que 
les pèlerins connaîtront les règles à suivre.  
    Le journal à capitaux saoudiens Achark al Aoussat écrivait 
le mois dernier que l'autorité de développement de La Mecque 
avait mis en place des sentiers et des portails électroniques 
afin de mieux guider les foules lors de la cérémonie de la 
lapidation de Satan, où nombre des précédents drames survenus 
lors du hadj ont eu lieu. 
    Le royaume compte également équiper les pèlerins de 
bracelets électroniques qui permettront aux autorités de mieux 
surveiller les mouvements de foule et de prévenir des 
regroupements trop importants.  
     
    VOIR AUSSI:  
    Les principaux événements tragiques lors du pèlerinage de La 
Mecque   
 
 (Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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