Après le Brexit, Paris veut attirer les entreprises britanniques

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PARIS VEUT FAIRE SIMPLE POUR ATTIRER LES ENTREPRISES BRITANNIQUES
PARIS VEUT FAIRE SIMPLE POUR ATTIRER LES ENTREPRISES BRITANNIQUES

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre Manuel Valls a officiellement mis en place jeudi le "guichet unique" qui doit faciliter les démarches des entreprises étrangères intéressées par une implantation en France, en premier lieu celles motivées par le "Brexit".

Le dispositif, dont la création avait été annoncée début juillet, juste après le référendum britannique sur la sortie de l'Union européenne, résulte d'une "union sacrée" entre l'Etat, via Business France, et les acteurs locaux - région Ile-de-France, métropole du Grand Paris et ville de Paris -, qui n'ont pas toujours tiré dans le même sens.

"Choose Paris Region - Welcome To Greater Paris" se présente comme un point d'entrée pour les entreprises étrangères qui envisagent de s'installer en région parisienne, avec une prise en charge globale qui couvrira le cadre réglementaire, fiscal et social mais aussi l'accueil des salariés et de leurs familles.

S'il s'inscrit dans une politique en faveur de l'attractivité du site France, sa mise en place a surtout été motivée par la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, qui pourrait conduire de nombreuses entreprises, notamment dans la finance, à revoir leurs implantations en Grande-Bretagne.

"Nous assumons le fait de déployer le tapis bleu blanc rouge aux entreprises implantées en Grande-Bretagne", a déclaré la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, lors de la cérémonie de présentation du dispositif.

Elle en a profité pour annoncer que la région se portait candidate pour accueillir deux institutions européennes installées au Royaume-Uni, l'Agence européenne du médicament, qui intéresse déjà des villes comme Lille et Strasbourg, et l'Autorité bancaire européenne.

STABILITÉ ET VISIBILITÉ

L'élue Les Républicains a déploré que les députés de la majorité aient, contre l'avis du gouvernement, durci la fiscalité sur les actions gratuites et la taxe sur les transactions financières, lors de l'examen en première lecture du projet de loi de Finances 2017.

"Toutes ces initiatives (en faveur de l'attractivité) ne doivent pas être abîmées par des embûches nationales (...), le projet de loi de finances 2017 ne devrait pas annihiler nos efforts communs", a-t-elle dit.

Le Premier ministre, abondant dans son sens, a estimé qu'"il faut que le Parlement, donc la majorité, accompagnent bien évidemment les choix que nous faisons ici". "La stabilité et la visibilité fiscale, c'est indispensable", a-t-il ajouté.

Symboliquement, Matignon a choisi une personnalité du monde des affaires avec la double culture française et anglo-saxonne, le président de l'équipementier aéronautique Safran Ross MacIness, comme ambassadeur du "guichet unique".

"Un certain nombre d'entreprises qui, pour des raisons historiques, utilisaient le Royaume-Uni comme plate-forme pour le marché européen vont inévitablement réfléchir à leurs options dans les deux, trois années qui viennent", a-t-il dit.

"Et nous sommes ici pour présenter ce que Paris et l'Ile-de-France peuvent offrir : une grande économie, une économie réelle, un écosystème de gens compétents, éduqués, capables de faire les choses qui ont permis à Londres de devenir un centre financier de premier plan", a ajouté Ross MacInness.

S'y ajoutent des éléments comme le cadre de vie, qui plaident selon lui en faveur de la France par rapport à tous ses concurrents. "A quand remonte votre dernier week-end à Francfort ?", s'est-il interrogé.

(Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)


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  • dan197 il y a un mois

    Avec cette gauche, ils sont pas suicidaires !!!!

  • glaty il y a un mois

    La plupart des entreprises iront en Allemagne c'est bien moins compliqué et bien plus stable en terme de taxes et impôts, En France, ça change tous les jours, c'est trop compliqué et aussi les grèves répétées sont des entraves grave a la bonne marche des entreprises..