Après le Brexit, le Labour joue sa survie

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Eurosceptique, Jeremy Corbyn n'a soutenu le camp favorable au maintien dans l'Union que du bout des lèvres.
Eurosceptique, Jeremy Corbyn n'a soutenu le camp favorable au maintien dans l'Union que du bout des lèvres.

Le leader du Labour, Jeremy Corbyn, ressemble ces jours-ci au King Lear de Shakespeare, dont le manteau de pourpre et d'or cache les bras nus, maigres et frileux. Lâché par l'électorat travailliste traditionnel anglais et gallois, rendu responsable de l'échec du camp du maintien dans l'Union européenne par son soutien du bout des lèvres à l'adhésion du royaume, le chef travailliste est sur la sellette. Vu le peu d'appétence des Britanniques pour les perdants, Corbyn, âgé de 67 ans, éprouvera bien des difficultés à survivre à la tentative de putsch de ses adversaires au sein d'une opposition en pleine crise.

Lundi après-midi le groupe parlementaire devrait adopter une motion de défiance envers Corbyn, plébiscité l'an dernier par les militants après la déroute aux élections législatives de mai. Paniqué à la perspective d'une rébellion ouverte de la majorité du gouvernement « fantôme » et de ses députés, Corbyn a choisi la fuite en avant en limogeant dimanche son principal adversaire en interne, le modéré Hillary Benn, populaire porte-parole pour les affaires étrangères.

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