Après le Brexit, la Turquie accuse l'UE d'islamophobie

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    ISTANBUL, 24 juin (Reuters) - Le président turc Recep Tayyip 
Erdogan a estimé vendredi que l'islamophobie constituait le 
principal obstacle retardant l'accession de son pays à l'Union 
européenne, une situation qui selon lui s'est aggravée avec le 
Brexit. 
    Dans une déclaration télévisée, Erdogan a accusé les 
instances européennes de se montrer partiales à l'égard de son 
pays et a prévenu que d'autres nations risquaient de suivre 
l'exemple de la Grande-Bretagne. 
    "L'attitude actuelle à l'égard de la Turquie est islamophobe 
et c'est la raison pour laquelle ils retardent notre 
intégration", a affirmé le président turc. 
    "Si l'Union européenne s'entête dans ses inconsistances et 
continue dans cette voie, il est inévitable que dans peu de 
temps elle soit confrontée à de nouveaux départs", a-t-il 
estimé. 
    Ces déclarations font écho à celles du vice-Premier ministre 
Nurettin Canikli qui estimait sur Twitter que "la fragmentation 
de l'Europe était engagée". 
    Le ministre turc des Affaires européennes Omer Celik a jugé 
pour sa part que la campagne électorale en Grande-Bretagne avait 
été marquée par l'islamophobie et par des sentiments anti-turcs 
alimentés par des hommes politiques influents. 
    Les discussions sur l'adhésion de la Turquie à l'UE ont été 
entamées en 2005 mais n'ont connu depuis cette date que des 
progrès minimes. 
    Plusieurs Etats européens s'inquiètent de l'intégration d'un 
pays de 79 millions d'habitants dans le bloc communautaire et 
font valoir un recul des libertés publiques dans le pays au 
cours des dernières années. 
     
     
 
 (Nick Tattersall et Daren Butler; Pierre Sérisier pour le 
service français) 
 
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  • manue.fe il y a 6 mois

    Les turcs n'ont rien à faire dans l'Europe