Après la tuerie d'Orlando, le don du sang s'organise sur les réseaux sociaux

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La file d'attente devant le centre de don du sang OneBlood, à Orlando, Floride, le 12 juin 2016. Gerardo Mora/Getty Images/AFP
La file d'attente devant le centre de don du sang OneBlood, à Orlando, Floride, le 12 juin 2016. Gerardo Mora/Getty Images/AFP

Grâce à des appels relayés en ligne, les centres de don d’Orlando ont rapidement été submergés. Mais aux États-Unis, un homme qui a eu un rapport homosexuel dans l’année écoulée ne peut pas donner son sang.

Un homme a ouvert le feu dans une boîte de nuit LGBT à Orlando, en Floride, dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 juin, faisant au moins 50 morts et 53 blessés. Un appel au don du sang a été relayé sur les réseaux sociaux, pour permettre aux hôpitaux de la ville de soigner les victimes.

Mais l’administration américaine du médicament (Food and drug administration) interdit toujours les dons de sang pour les hommes ayant eu des rapports homosexuels au cours de l’année écoulée. De nombreux appels aux dons ont ainsi été relayés sur les réseaux sociaux pour encourager les hétérosexuels à le faire.

« Si vous êtes à Orlando, il y a beaucoup d’hommes qui ont besoin de sang, mais (couteau dans la plaie) les gays n’ont pas le droit d’en donner. Amis hétéros, s’il vous plaît, faites-le. »

D’autres ont partagé les adresses de tous les hôpitaux de la ville pour que les habitants puissent s’y rendre spontanément.

La rumeur a couru, au cours de la journée, que le centre de don du sang OneBlood, à Orlando, accepterait les homosexuels, qui souhaiteraient donner leur sang. Une information par la suite démentie sur Twitter par le centre de don.

« Toutes les règles de la FDA restent effectives pour le don du sang. Des rumeurs circulent selon lesquelles les restrictions seraient levées. C’est faux. »

Selon le journal local The Orlando Santinel, le centre OneBlood a été submergé par le nombre de donateurs. Les habitants sont priés d’arrêter, pour aujourd’hui, de venir donner leu...

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