Après l'attentat de Nice, Juppé et Sarkozy se marquent de près

le , mis à jour à 22:30
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Après l'attentat de Nice, Juppé et Sarkozy se marquent de près
Après l'attentat de Nice, Juppé et Sarkozy se marquent de près

A deux mois du lancement de la campagne officielle de la primaire à droite qui aura lieu en novembre, Nicolas Sarkozy, quasi-candidat, et Alain Juppé se marquent de près. Ils le démontrent ces derniers jours, notamment sur le thème de la sécurité alors que la France vient de connaître un nouvel attentat, qui a fait 84 morts à Nice, dans les Alpes-Maritimes.

 

Quelques heures après le drame, le maire de Bordeaux, pourtant peu coutumier des déclarations à chaud, a affirmé que «si tous les moyens avaient été pris», l'attentat de Nice «n'aurait pas eu lieu». Dans un entretien au Parisien dimanche, l'ancien Premier ministre, juge que «le fatalisme n'est pas une politique». Dénonçant «l'écran de fumée du gouvernement», Alain Juppé change de ton, vis à vis de l'exécutif, et se veut plus offensif depuis l'attentat de Nice. Ce qui tranche avec avec l'esprit de concorde et de modération qu'il cultive d'ordinaire, incarné dans sa formule «apaiser, rassembler, réformer».

 

A contre-pied, son rival Nicolas Sarkozy -quasi candidat à la primaire- a lui attendu pour critiquer. Se rendant d'abord à Nice à une messe auprès des victimes en compagnie du président de région et ancien maire, Christian Estrosi, dans ce fief des Alpes-Maritimes qui lui est acquis, l'ancien chef de l'Etat n'avait pas alors sonné la charge contre son successeur à l'Elysée. 

 

Sa critique n'est venue que deux jours plus tard au JT de TF1. Plus offensif, il s'en est pris au gouvernement et à François Hollande, sans le citer. «Après Charlie, le Bataclan, je veux dire que tout ce qui aurait dû être fait depuis 18 mois ne l'a pas été», a lancé l'ex-chef de l'État. Dans la foulée, lundi, il profite de l'occasion pour adresser un flèche à son rival, Alain Juppé, en jugeant «pas raisonnable de dire que si on avait fait ceci ou cela, l'attentat de Nice n'aurait pas eu lieu». 

 

«Je ne suis pas ...

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