Après l'attaque de dimanche, cinq suspects tués au Kazakhstan

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    ALMATY, 10 juin (Reuters) - Les forces de sécurité kazakhes 
ont tué vendredi cinq suspects liés à l'attaque meurtrière menée 
la semaine dernière à Aktioubé, une ville du nord-ouest du pays, 
annonce le Comité de sécurité nationale (KNB) dans un 
communiqué. 
    Quatre ont été tués dans l'intervention d'une unité des 
forces spéciales dans un appartement de la ville; le cinquième 
dans la rue, où il avait tiré sur la police avant de tomber sous 
les balles des forces de sécurité, précise le KNB. 
    La fusillade n'a fait aucune victime parmi les forces 
spéciales ou les civils. 
    Au moins 20 personnes, dont 13 assaillants, ont été tuées à 
Aktioubé dans un raid lancé dimanche contre une base de la Garde 
nationale et deux armureries. L'attaque a été attribuée par les 
autorités à des "radicaux religieux", expression qui renvoie 
traditionnellement à la mouvance islamiste armée dans cette 
ancienne république d'Asie centrale. 
    Aktioubé, ville industrielle de 370.000 habitants environ à 
une centaine de kilomètres de la frontière russe, avait été en 
2011 la cible du premier attentat suicide commis au Kazakhstan. 
Mais jamais le pays n'avait été le théâtre d'une attaque aussi 
meurtrière. 
    Le président Noursoultan Nazarbaïev a déclaré mercredi 
qu'elle avait été commanditée à l'étranger et que les 
assaillants appartenaient à un "pseudo mouvement religieux" 
qu'il n'a pas identifié. 
    D'après les autorités, une vingtaine de personnes ont 
participé à l'attaque. Un de ses auteurs présumés a posté sur 
internet une vidéo dans laquelle il exprime sa sympathie pour 
l'organisation Etat islamique (EI). 
    Pour Andreï Grozine, chercheur à l'Institut d'études 
orientales de Moscou, le commando d'Aktioubé était peut-être 
issu d'une "cellule dormante" de l'EI ou simplement composé de 
militants se sentant proches de l'organisation d'Abou Bakr al 
Baghdadi. "Ces gens ne sont peut-être pas liés dans un rapport 
hiérarchique avec le prétendu califat mais par adhésion mentale, 
partageant son opinion et prenant les armes", a-t-il dit. 
 
 (Olzhas Auyezov avec Maria Tsvetkova à Moscou; Henri-Pierre 
André pour le service français) 
 
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