Après l'assaut de jeudi, douze suspects arrêtés en Indonésie

le , mis à jour à 12:48
0
    DJAKARTA, 16 janvier (Reuters) - Les autorités indonésiennes 
ont annoncé samedi l'arrestation de douze personnes impliquées 
dans les attaques coordonnées de jeudi à Djakarta revendiquées 
par l'organisation Etat islamique (EI). 
    "La police a arrêté douze personnes liées à l'attaque contre 
Djakarta dans les provinces de Java occidental et Java central 
ainsi que dans la province du Kalimantan occidental" a précisé 
le chef de la police nationale, Badrodin Haiti, qui s'exprimait 
devant la presse. 
    L'attentat à la bombe et les coups de feu tirés jeudi dans 
un quartier commercial de la capitale indonésienne ont fait sept 
morts, dont cinq assaillants, et une trentaine de blessés. (voir 
 ID:nL8N14Y05O ) 
    Les cinq assaillants tués jeudi projetaient d'autres 
attaques dans d'autres villes du pays avec l'aide de ces 
complices. "Il existait des plans généraux visant certains 
lieux, comme des commissariats de police ou des bâtiments 
gouvernementaux, des ressortissants étrangers ou d'autres 
coopérant avec des entités étrangères", a dit Anton Charliyan, 
porte-parole de la police indonésienne. 
    Djakarta a par ailleurs ordonné la fermeture de plusieurs 
sites internet radicaux et de plusieurs comptes sur les réseaux 
sociaux. Sont notamment visés plusieurs comptes ouverts sur le 
site Facebook sur lesquels avaient été postés des messages de 
soutien aux auteurs de l'attaque. 
    "Nous surveillons de nombreux sites internet", a déclaré 
Ismail Cawidu, chargé des relations publiques au ministère des 
Communications. 
    Le gouvernement indonésien a également demandé par courrier 
aux opérateurs de réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou 
Telegram de bloquer ou de retirer des contenus radicaux, a-t-il 
ajouté. 
    Deux jours après l'attaque, les enquêteurs ont identifié les 
cinq assaillants tués. Ils considèrent également que l'assaut a 
été coordonné par un ressortissant indonésien combattant dans 
les rangs de l'EI en Syrie et qui aurait utilisé les réseaux 
sociaux pour communiquer avec ses contacts en Indonésie. 
    Gérant de cybercafé passé ensuite par la prison avant de se 
rendre en Syrie l'an dernier, l'Indonésien Bahrun Naim agirait 
depuis Rakka, capitale officieuse de l'Etat islamique en Syrie. 
(voir  ID:nL8N14Y4RU )  
    L'Indonésie, pays musulman le plus peuplé de la planète, 
compterait un millier de sympathisants de l'EI. 
    La menace djihadiste vient cependant de bien plus loin et 
puise notamment ses racines dans les attentats de 2002 à Bali 
(202 morts) et de 2003 et 2009 contre des grands hôtels de 
Djakarta. (voir  ID:nL8N14Z04F ) 
 
 (Kanupriya Kapoor et Agustinus Beo Da Costa; Henri-Pierre André 
pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant