Après l'annonce de Macron, Valls fait l'éloge de l'expérience

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    PARIS, 16 novembre (Reuters) - Manuel Valls a dressé 
mercredi le portrait du président de la République idéal, au 
moment où son ancien ministre Emmanuel Macron se déclarait 
candidat, jugeant indispensables une longue expérience et le 
refus des aventures individuelles. 
    Le Premier ministre multiplie les signes en direction d'une 
gauche de gouvernement en plein doute et donnée battue par les 
sondages pour la convaincre qu'il serait le seul recours si 
François Hollande renonçait à se présenter.   
    Evoquant le scrutin du printemps, Manuel Valls a jugé que 
"pour porter cette responsabilité, il faut une éducation à la 
conduite du pouvoir, à la responsabilité, un sens de l'Etat, il 
faut de l'expérience, une expérience qui a été éprouvée par le 
temps, il faut de la force et non pas de la légèreté". 
    Le chef du gouvernement a évoqué "ce processus quasi 
laborieux, ce lien avec les Français, cette projection vers 
l'avenir", lors d'un discours à l'université de Cergy-Pontoise 
(Val-d'Oise). 
    "L'exercice du pouvoir, c'est une éthique de responsabilité, 
c'est savoir tenir bon, c'est avoir le sens de l'intérêt 
général, le sens du collectif, refuser les aventures 
individuelles, c'est savoir résister à toutes les pressions, au 
fatalisme et surtout à ceux qui vous disent que rien n'est 
possible, que c'est difficile, que ça ne se fait pas ou encore 
qu'on ne peut rien faire de plus", a ajouté Manuel Valls. 
    Présent à Cergy-Pontoise, le secrétaire d'Etat aux Relations 
avec le Parlement Jean-Marie Le Guen a affirmé ne pas être 
surpris par la candidature d'Emmanuel Macron.   
    L'élection présidentielle à venir, "ce n'est pas 
l'affrontement de personnes ou un théâtre d'acteurs", a déclaré 
sur BFM TV ce proche de Manuel Valls. "Il faut que les 
progressistes trouvent des réponses aux angoisses profondes qui 
existent dans ce pays sur le sens et l'avenir de notre société." 
    Décrivant Manuel Valls comme "un homme d'ordre, de rigueur, 
un républicain engagé", Jean-Marie Le Guen a dit voir dans le 
discours du Premier ministre sur l'éducation "une façon de se 
projeter dans l'avenir et d'appeler tous nos concitoyens à se 
projeter dans cette nouvelle société."   
    François Hollande s'était refusé mardi à tout commentaire 
sur la candidature annoncée d'Emmanuel Macron, insistant sur la 
cohésion et le rassemblement dont la France a besoin sous peine 
de décliner.        
 
 (Jean-Baptiste Vey, avec Elizabeth Pineau, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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  • rodde12 il y a 8 mois

    C'est le poulain du deep state et des banques. c'est pas vraiment un perdreau de l'année.

  • M6445098 il y a 8 mois

    de quelle expérience? celle de la médiocrité? de l'échec?...