Après Fukushima, la peur des «méga-séismes en grappes»

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Le tremblement de terre japonais du 11 mars 2011 fait partie d'une suite de méga-séismes à des endroits qui surprennent les spécialistes. Ces événements plus violents que prévu remettent en cause les normes sismiques des centrales nucléaires.

Le tremblement de terre et le tsunami qui ont frappé il y a un an la région du Sendaï et dévasté la centrale de Fukushima sont une piqûre de rappel pour tous les sismologues et les spécialistes de l'aléa sismique. En effet, les modèles n'avaient pas prévu un séisme de magnitude 9 dans cette zone où la plaque pacifique glisse sous la plaque asiatique. Et ce n'est pas la seule fois où ils sont pris en défaut.

Depuis le tsunami et le séisme de magnitude 9.2 qui ont ravagé Sumatra en décembre 2004, il y a eu cinq méga séismes et tous se sont produits sans que les spécialistes les aient vu venir. «Nous devons nous attendre à des gros tremblements de terre dans des régions où on pensait que potentiellement il ne pouvait pas y en avoir. Il n'y a plus aucun doute là-dessus», souligne Thorne Lay, géophysicien de l'université de Californie à Santa Cruz, en conclusion d'un article publié dans la revue Nature, du 8 mars 2012.

«On ne peut pas s'appuyer sur l'histoire po

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