Après des mois de chaos, le Mali vote pour élire son nouveau président

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Après des mois de chaos, le Mali vote pour élire son nouveau président
Après des mois de chaos, le Mali vote pour élire son nouveau président

Près de 6,9 millions d'électeurs maliens étaient appelés aux urnes ce dimanche pour le premier tour de l'élection présidentielle qui doit permettre de tourner la page de 18 mois d'une crise politique et militaire qui a plongé leur pays dans le chaos. Les résultats provisoires doivent être publiés au plus tard vendredi prochain, mais de premières estimations devraient être connues dès lundi. Sauf surprise, un second tour aura lieu le 11 août.

Les bureaux de vote ont fermé dimanche soir au Mali à l'issue du premier tour qui s'est déroulé sans incidents en dépit de menaces proférées par un groupe jihadiste. Selon des observateurs nationaux indépendants, les électeurs ont été très mobilisés, surtout dans le Sud où se trouve Bamako.

Scrutin sous haute surveillance

Dans les villes de Kidal, Gao et Tombouctou au Nord du pays, le vote se tient sous surveillance de casques bleus de la Minusma, de l'armée malienne et des 3 200 soldats encore au Mali. Cette zone a subi en 2012, l'occupation de rebelles touaregs puis de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Samedi, un de ces groupes, le Mujao (Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest) a menacé de «frapper» les bureaux de vote pour tenter de dissuader «les musulmans maliens» de prendre part au processus démocratique.

A Kidal dans le nord-est du pays, bastion des Touaregs et de leur rébellion, le scrutin s'est déroule sous haute sécurité. A l'entrée des bureaux de vote, chaque électeur était contrôlé et fouillé par des soldats togolais de la Minusma. «Ce sont des élections particulières, c'est pour ça que la sécurité est renforcée», expliquait un sergent de l'armé malienne.

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