Après Cologne, la Slovaquie demande un sommet européen

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 (Actualisé avec précisions, réaction du Conseil européen) 
    BRATISLAVA, 8 janvier (Reuters) - Le Premier ministre 
slovaque Robert Fico a réclamé vendredi la tenue d'un conseil 
européen extraordinaire pour accélérer le renforcement des 
frontières européennes à la suite des agressions dont des femmes 
ont été victimes dans la nuit du nouvel an à Cologne. 
    Les dirigeants européens se sont engagés mi-décembre à doter 
l'UE d'une force de gardes-côtes et des frontières afin 
d'endiguer le flux de réfugiés et de migrants qui tentent de 
gagner le Vieux continent. (voir  ID:nL8N14703M ) 
    Mais le Premier ministre slovaque, qui s'exprimait devant la 
presse, a jugé que le projet, en l'état, serait trop long à se 
mettre en place. 
    "Le calendrier initial des préparatifs de cette agence de 
gardes-côtes et des frontières est inacceptable. Lorsqu'elle 
aura été créée, cet automne au plus tôt, deux millions de 
migrants pourraient être entrés en Europe", a-t-il déploré. 
    Comme la République tchèque, la Hongrie et la Roumanie, la 
Slovaquie est hostile à la répartition des réfugiés et des 
migrants arrivés en Italie et en Grèce. 
    Bratislava estime que les agressions de Cologne, imputées à 
des hommes d'"origine arabe ou nord-africaine" par la police 
locale, illustrent les risques associés à l'arrivée de migrants 
et de réfugiés. 
    Cent vingt et une femmes ont dit avoir été victimes de vols, 
de menaces et de violences sexuelles commises par de jeunes 
hommes, pour la plupart ivres, dans le quartier de la 
cathédrale, à Cologne. Selon un porte-parole du ministère 
allemand de l'Intérieur, 18 demandeurs d'asile sont impliqués 
dans ces violences. (voir  ID:nL8N14S21Z ) 
    Sur son fil Twitter, le Premier ministre tchèque, Bohuslav 
Sobotka, a appuyé l'initiative de son homologue slovaque. "La 
République tchèque est prête à soutenir toutes les mesures pour 
accélérer la formation de gardes-frontières européens, y compris 
un Conseil européen exceptionnel", écrit-il. 
    Mais à Bruxelles, un porte-parole de Donald Tusk, le 
président polonais du Conseil européen, a dit n'avoir reçu 
aucune demande de la Slovaquie et a ajouté que Tusk n'avait pas 
l'intention de convoquer de sommet extraordinaire. 
    Le prochain conseil européen est programmé les 18 et 19 
février prochain. Il devrait être dominé par la question des 
négociations avec la Grande-Bretagne. 
    "A ce stade, a dit le porte-parole, nous n'avons reçu aucune 
requête en vue d'un sommet spécial. Le président Tusk n'envisage 
pas et n'a pas l'intention pour le moment de convoquer un sommet 
spécial." 
 
 (Tatiana Jancarikova et Robert Muller, avec Jan Strupczewski à 
Bruxelles; Jean-Philippe Lefief et Henri-Pierre André pour le 
service français, édité par Tangi Salaün) 
 
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