Après avoir été cigales, les Français seront fourmis

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La consommation des ménages a bondi en novembre sous les derniers effets de la prime à la casse. Mais les Français comptent dépenser moins dans les trois prochains mois et restent pessimistes en matière de pouvoir d'achat.

Pour une avant dernière fois, la prime à la casse a fait bondir la consommation. En novembre, les ménages ont dépensé 2,8% de plus en biens manufacturés, après une baisse de 0,6% en octobre, selon l'Insee. Le boom des ventes de voiture, avec +14,9%, a tiré l'indice de l'Institut de la statistique sur le mois.

«Au-delà des effets favorables de la prime à la casse mise en place par les pouvoirs publics sur les achats d'automobiles, tous les postes de consommation en produits manufacturés ont significativement progressé en novembre», a tenu à souligner la ministre de l'Économie Christine Lagarde. Le textile-cuir a progressé de +2,9%, profitant probablement de la météo rigoureuse. Les achats en équipement du logement progressent également (+0,4%).

Malgré l'optimisme affiché de Bercy, qui table sur une reprise de la consommation, la rentrée de janvier s'annonce morose sur le front du commerce. Plus d'un ménage sur trois (35%, soit 7 points de plus que lors du précédent baromètre) envisage de dépenser moins dans les mois à venir pour l'alimentation et l'habillement, selon un sondage* Viavoice réalisé pour BPCE, France Info et Les Echos publié jeudi. Ils ne sont que 9% à prévoir de dépenser plus et le reste de la population entend ne pas déroger aux règles de parcimonies instaurées en 2010.

Concernant les dépenses plus importantes, les perspectives d'achat immobilier demeurent très faibles : 3% des personnes interrogées envisageant d'investir dans la pierre. En revanche, les perspectives d'acquisition de voitures progressent légèrement (7%, +2 points) à quelques jours de l'arrêt de laprime à la casse et du bonus écologique.

Au total, l'indice synthétique des intentions de dépenses des Français perd 17 points par rapport au mois dernier.

Moral en berne

Une majorité relative de Français (42%) table toujours sur une baisse du pouvoir d'achat, et cette proportion est en progression par rapport au mois dernier (+3). Ils ne sont que 13% à parier sur une hausse de leur pouvoir d'achat.

Dans un second volet, l'étude s'attache aux cadeaux de Noël et relève que les Français sont partagés entre dénonciation d'une frénésie consumériste et bienveillante envers une part d'authenticité relationnelle. Concernant les achats (frénétiques) de noël, les jeunes 18-24 ans estiment massivement (63 %) que l'on a raison de faire autant de cadeaux. A l'inverse, les seniors (65 ans et plus) pensent très majoritairement (59 %) que l'on devrait faire moins de cadeaux.

*Ce sondage a été réalisé les 16 et 17 décembre par téléphone sur un échantillon de 1.005 personnes, selon la méthode des quotas.

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