Après 30 années de production laitière, il vend ses 90 vaches

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En Loire-Atlantique, un éleveur est contraint de vendre ses 90 vaches pour rembourser ses dettes.
En Loire-Atlantique, un éleveur est contraint de vendre ses 90 vaches pour rembourser ses dettes.

« Les vaches se vendent peu à peu. Mais à 850 euros alors qu'elles en valaient 1 200 voici quelques mois. Mais pour le robot de traite, pas un seul coup de fil », constate Dominique Pilet, 49 ans, agriculteur à Machecoul, bourg de 6 000 habitants en Loire-Atlantique.

Éleveur laitier depuis 1990, lui et son épouse ont décidé entre Noël et le jour de l'an de cesser cette activité : lui-même avait succédé à ses parents. Une ferme dans la norme d'aujourd'hui : sur 140 hectares en location, 150 bovins dont 90 vaches laitières produisant 600 000 litres de lait par an.

« La coopérative Colarena m'achète mon lait 31 centimes d'euro le litre alors que, toutes charges confondues, il coûte 40-45 centimes à produire. Je suis un chef d'entreprise qui ne fixe pas son prix de vente. Pire, c'est l'acheteur de mon lait qui rédige la facture... » Au final, des comptes constamment dans le rouge et encore plus depuis un an.

Le salaire mensuel de 1 200 euros que s'autorise le couple est prélevé sur le découvert de 30 000 euros accordé par la banque. S'y ajoute un emprunt de 170 000 euros. Avec l'espoir que la vente du troupeau et du matériel permettra de solder les dettes et de réorienter la ferme vers la production de céréales.

« Je suis sous perfusion »

« Voici trente ans, j'ai choisi ce métier d'éleveur avec passion, ce n'était pas pour...

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