Après 2 séances de hausse marquée, les marchés européens chutent

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Après deux séances de hausse marquée, les Bourses européennes ont lourdement rechuté vendredi, terminant la semaine en baisse, sous le coup du recul de Wall Street, du plongeon des valeurs bancaires, Santander en tête, et pétrolières et de la crainte que le programme d'assouplissement quantitatif préparé par Banque centrale européenne (BCE) n'aura pas l'amplitude espérée.

À Paris, le CAC 40 a terminé sur un repli de 1,9% (-81,12 points) à 4.179,07 points. Le Footsie britannique a cédé 1,05%, le Dax allemand 1,92%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a abandonné 2,94% et le FTSEurofirst 300 1,66%.

Sur l'ensemble de la semaine, le CAC se replie de 1,72%, ce qui porte son recul depuis le début de l'année à 2,20% après -0,5% en 2014. Le Footsie a accusé un recul hebdomadaire de 0,7% (-0,99% depuis le début l'année) et le Dax une baisse de 1,19% (- 1,60% depuis le début de l'année).

La baisse des Bourses de Madrid (-3,91%) et de Milan (-3,27%) a été encore plus marquée ce vendredi. Elles ont été plombées respectivement par l'effondrement des actions Santander (-14,09%) et Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS) (-8,63%).

La chute du titre Santander fait suite aux décisions de la première banque de la zone euro de réduire son dividende et d'augmenter son capital de 7,5 milliards d'euros.

L'action Monte Paschi a de son côté pâti d'une demande de la Banque centrale européenne (BCE) exigeant que la troisième banque italienne porte à 14,3% son ratio de fonds propres "durs" afin de renforcer sa solvabilité.

Dans le sillage du titre BMPS, les actions d'autres banques italiennes ont également chuté, dont les titres Banco Popolare (-7,47%) et Banca Pop Dell'Emilia Romagna (-6,68%).

L'indice regroupant les valeurs bancaires européennes (-3,20%) a accusé la plus forte baisse sectorielle, devant celui réunissant les valeurs pétrolières (-1,98%), qui a de son côté subi le contrecoup de la brutale accélération du repli des cours du brut en deuxième partie de séance.

Au moment de la clôture des Bourses européennes, le brut léger américain perdait 2,6% et le Brent 3,4%, sous les 50 dollars, tombant ainsi à un plus bas de près de six ans après une relative accalmie au cours des deux journées précédentes.

L'euro, qui reste non loin de son creux de neuf ans touché dans la semaine, a repris environ 0,4% face au dollar, repassant la barre de 1,18 dollar, peut-être soutenu par des informations de Reuters disant que la BCE envisageait un partage de risques en cas d'assouplissement quantitatif.

Comme les Bourses européennes, Wall Street semblait bien partie pour mettre fin à une série de deux séances de hausse de suite, les principaux indices de la place new-yorkaise cédant entre 0,5% et 1%, malgré un nombre de créations d'emplois en décembre supérieur aux attentes.

Les investisseurs estiment que les données positives en matière de créations de postes sont contrecarrées par des éléments suggérant que le salaire horaire moyen a reculé en décembre aux Etats-Unis.

Comme souvent en cas de repli des marchés actions, les actifs obligataires jugés les plus sûrs ont été recherchés, tels les Bunds allemands et les emprunts du Trésor américain.

Le cours de l'or progresse de 0,6%, aux alentours de 1.216,50 dollars l'once, et il semble bien parti pour afficher sa première hausse hebdomadaire en quatre semaines.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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