Apple veut une commission sur le cryptage des données

le , mis à jour à 15:20
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 (Actualisé avec des citations) 
    OAKLAND, Californie, 22 février (Reuters) - Apple  AAPL.O , 
qui s'oppose à la demande du gouvernement américain de débloquer 
l'iPhone de l'un des auteurs de la tuerie de San Bernardino, a 
réclamé lundi la création d'une commission gouvernementale ou 
d'un panel d'experts pour étudier l'impact d'une telle requête 
sur les questions de sécurité et de vie privée. 
    "Apple participerait volontiers à une telle initiative", 
écrit Apple sur son site internet. (http://apple.co/1QthT10) 
    Et pour cela, la meilleure façon de procéder serait que le 
gouvernement retire sa demande de déblocage de l'iPhone, ajoute 
le groupe à la pomme.  
    Le département de la Justice a déposé un recours en vue 
d'obliger Apple à se plier à une décision lui ordonnant d'aider 
le FBI à décrypter l'iPhone 5C crypté de Syed Rizwan Farook. 
  
    L'attaque de San Bernardino avait fait 14 morts et 22 
blessés le 2 décembre dernier. Les deux tueurs furent été 
abattus lors d'une fusillade avec la police. 
    Apple argue que même s'il est techniquement possible de 
contourner les dispositifs de sécurité de l'iPhone par le biais 
d'un nouveau système d'exploitation, il estime que cela créerait 
un dangereux précédent. 
    Il ajoute qu'il n'a jamais par le passé débloqué de 
téléphone pour des organismes faisant appliquer la loi mais 
qu'il a extrait les données d'un iPhone tournant sur une version 
ancienne de son système d'explotiation conformément à une 
"décision des tribunaux". 
    "Nous avons remis toutes les données dont nous disposions, y 
compris une sauvegarde de l'iPhone en question", explique Apple. 
"Mais on nous demande à présent des informations que nous 
n'avons pas, tout simplement".  
    Par ailleurs, des victimes de la tuerie vont déposer une 
requête en soutien à la demande faite à Apple par le 
gouvernement, a fait savoir dimanche l'avocat des victimes. Ce 
dernier a déclaré à Reuters que ses clients avaient un intérêt à 
connaître les information contenues dans le téléphone. 
    L'entrée en scène des victimes représente un argument de 
poids pour le gouvernement américain dans son combat contre 
Apple, qui crypte ses téléphones pour protéger la vie privée des 
utilisateurs et qui refuse de fournir aux autorités un programme 
permettant de contourner cette sécurité. 
    Apple n'était pas disponible dans l'immédiat.     
 
 (Dan Levine, avec Abhirup Roy à Bangalore; Julie Carriat et 
Patrick Vignal pour le service français, édité par Wilfrid 
Exbrayat) 
 

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  • M3435004 il y a 11 mois

    En démocratie, c'est le peuple qui fait la LOI ! Pas une multinationale ......qui exploite des enfants en Asie. Et qui aujourd'hui se fait la complice des terroristes.