Apple-Ventes d'iPhone en chute, nouveau pari sur les services

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    par Julia Love 
    SAN FRANCISCO, 27 avril (Reuters) - Apple  AAPL.O  a 
enregistré mardi, et ce pour la première fois, une baisse de ses 
ventes trimestrielles d'iPhone, amenant son directeur général 
Tim Cook à tourner le projecteur sur ses activités de service. 
    Ce segment n'en reste pas moins un champ de bataille où la 
concurrence est rude, ce qui représentera un réel défi pour une 
entreprise dont le coeur de métier repose sur les accessoires 
électroniques. 
    Les revenus du deuxième trimestre de la firme à la pomme ont 
baissé pour la première fois en 13 ans mais les services se 
positionnent comme sa deuxième activité la plus lucrative, 
derrière son combiné téléphonique phare, et devant les tablettes 
 iPad et les ordinateurs Mac, dont les ventes fléchissent aussi. 
    Les kiosques d'applications et de musique App Store et Apple 
Music, le centre de stockage en ligne iCloud, le porte-monnaie 
électronique Apple Pay et les autres services ont généré près de 
six milliards de dollars de chiffre d'affaires, en hausse de 20% 
par rapport à l'année précédente, tandis que le C.A. trimestriel 
total a chuté de 13%.  
    Les dirigeants ont fièrement souligné les progrès de leur 
base d'abonnés payants, le service Apple Music totalisant 13 
millions d'abonnements.  
    La base de clientèle d'Apple flirtant avec le milliard de 
terminaux siglé de la célèbre pomme suggère que la marge de 
progression dans les services reste conséquente. 
    A noter également que les revenus des services laissent 
entrevoir un chiffre d'affaire régulier, contrairement à la 
vente de produits physiques. 
 
    UNE BATAILLE S'ANNONCE 
    Les analystes estiment qu'Apple doit se préparer à une 
guerre de tranchées pour décrocher une position avantageuse 
équivalente à celle de ses activités dans les matériels.  
    Les six milliards de dollars de C.A. des services font pâle 
figure en comparaison des ventes d'iPhone qui représentent près 
des deux tiers des 50,6 milliards de dollars de C.A. enregistrés 
sur le dernier trimestre publié. 
    Face à la firme de Cupertino, des entreprises telles que la 
plate-forme musicale Spotify, le service de stockage 
dématérialisé Google  GOOGL.O  d'Alphabet, Microsoft  MSFT.O  et 
autres entreprises de cartographie comptent déjà leur part 
d'utilisateurs de produits Apple, même si ce dernier dispose 
aujourd'hui d'offres similaires préinstallées sur ses appareils. 
    Un autre défi pour son activité de services réside dans la 
décision en mars dernier de lancer un combiné d'entrée de gamme, 
l'iPhone SE, plus petit et moins cher, une stratégie qui a eu 
pour effet d'échanger une plus large diffusion de ses produits 
contre un revenu par appareil plus faible. 
    "Bien que cette stratégie ait vraiment du sens, construire 
des revenus dans les services nécessite d'être plus offensif", 
dit Colin Gillis, analyste pour BGC Partners. 
 
 
    ACCELERER LA CADENCE 
    Apple risque en parallèle de devoir accélérer la cadence. 
    "Apple s'est installé dans un rythme de mises à jour 
annuelles pour ses appareils et ses logiciels", note Jan Dawson 
de Jackdaw Research. "C'est différent par exemple du rythme de 
mises à jour de l'application de Facebook ou du moteur de 
recherche de Google. Ils le font quasiment en temps réel." 
    Pour Colin Gillis, de BGC Partners, les marges dans 
l'activité services d'Apple sont loin d'être aussi conséquentes 
que celles de l'iPhone. "Je ne pense pas que quiconque arrivera 
à un résultat aussi confortable." 
    Le directeur financier d'Apple Luca Maestri a néanmoins 
déclaré mardi que les services offraient un rendement similaire 
à n'importe laquelle de ses autres activités. 
    Reste qu'en ce qui concerne la Chine, le deuxième plus 
important marché pour Apple, le développement des services 
risque d'être confronté à des obstacles réglementaires.  
    Le législateur chinois a en effet demandé à la société de 
stopper ses ventes de livres et de films dans le pays, selon des 
informations du New York Times de la semaine dernière. 
    Mardi, lors de la présentation de ses résultats, le géant 
californien n'a rien dit des ventes de son Apple Watch, sa 
montre intelligente lancée il y a près d'un an.  
    Tim Cook a néanmoins déclaré que le nouveau produit 
répondait aux attentes et qu'il s'en était vendu plus que des 
iPhone sur les 12 premiers mois. 
 
 (Patrice Mancino pour le service français, édité par Wilfrid 
Exbrayat) 
 

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