Appel à suspendre l'expulsion de 400 Roms à Paris

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    PARIS, 2 février (Reuters) - Amnesty international réclame 
la suspension de l'expulsion de 400 Roms du bidonville de la 
porte de Clignancourt, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, 
qui est prévue mercredi. 
    L'organisation s'indigne mardi de la prochaine destruction 
du campement alors "qu'aucune solution de relogement adaptée" 
n'a été, selon elle, proposée à ses occupants. 
    Une centaine de Roms ont manifesté lundi à Paris pour 
protester contre la décision des autorités.  
    Le campement, formé par une centaine de cabanes de fortune, 
est installé sur une voie ferrée désaffectée, et est dissimulé à 
la vue des passants.  
    Selon l'association "La voix des Roms", une expulsion 
présente le risque, en cette période de grand froid, "d'une 
précarisation encore plus grande des familles qui vivent sur le 
terrain". 
    Dans un communiqué, Amnesty international demande aux 
autorités de "prendre en compte la trêve hivernale" et "de  
permettre la mise en œuvre d'une solution pérenne et digne". 
    "Un projet de construction impliquant des habitants du 
bidonville, des associations et des architectes est en cours 
d'étude, il offrirait aux Roms une sortie digne du bidonville et 
l'accès à un logement leur ouvrirait les portes de l'emploi", 
écrit-elle. 
    La moitié des 20.000 Roms vivant en France réside en 
Ile-de-France. En janvier, Le Monde relevait que 11.000 
expulsions avaient été prononcées en 2015.       
     
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M2248222 il y a 10 mois

    mais avec quoi vivent ils ? ou trouvent ils l'argent ?