Appel à la grève des contrôleurs aériens du 24 au 29 juin

le
2
APPEL À LA GRÈVE DES CONTRÔLEURS AÉRIENS DU 24 AU 29 JUIN
APPEL À LA GRÈVE DES CONTRÔLEURS AÉRIENS DU 24 AU 29 JUIN

PARIS (Reuters) - Deux syndicats de contrôleurs aériens appellent à la grève du 24 au 29 juin pour protester contre le plan de performance pour les cinq années à venir qui ne garantit selon eux ni l'emploi ni les investissements.

Le Plan de performance de la navigation aérienne, dispositif adopté sous l'égide de l'Union européenne dans le cadre du "ciel unique européen", vise à améliorer la gestion du trafic et surtout ses coûts puisqu'il comporte des objectifs d'économie.

La SNCTA, premier syndicat chez les contrôleurs aériens, et l'Unsa-Icna dénoncent cette volonté de réduire les coûts et estiment que le plan pour 2015-2019 n'offre pas de garanties sur l'emploi et/ou sur la modernisation du système de navigation.

Les deux organisations, qui représentent à elles deux près des deux tiers des personnels, appellent donc à la grève du 24 au 29 juin, et de fortes perturbations du trafic aérien sont à attendre, en France comme en Europe.

Au ministère des Transports, on juge ce préavis de grève "assez incompréhensible", assurant que les deux syndicats sont d'accord avec les objectifs que la France entend défendre auprès de la Commission européenne.

Paris souhaite en effet augmenter de 5% la redevance payée par les compagnies en 2015, puis la stabiliser jusqu'en 2019, et réduire de 2% la taxe de service de contrôle en zone terminale alors que Bruxelles souhaite une baisse supérieure, et sur la période 2011-2019.

Il y a deux ans déjà, la Commission, dont l'objectif est de faire baisser le coût du transport aérien, pointait les efforts "relativement faibles" et les objectifs "insuffisants" de la France, entre autres pays, matière d'efficacité économique.

"On est dans la même logique de peser sur la Commission européenne", explique-t-on au cabinet de Frédéric Cuvillier.

Les syndicats estiment ces propositions encore insuffisantes et affirment n'avoir pas de marge de négociation.

"La simple remise à niveau de la redevance proposée par l'administration est insuffisante. Il nous faut un complément de recettes net qui permette à la Direction des services de la navigation aérienne de dépenser, sur la période, sensiblement plus et mieux que ce qu'elle a fait jusqu'à présent", écrit la SNCTA dans un communiqué.

(Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • LeRaleur le mercredi 18 juin 2014 à 13:49

    Que la France est belle, tout ça pour em*erder les gens.

  • M488902 le mercredi 18 juin 2014 à 13:07

    Encore des privilegies qui se plaignent. A plus de 5000 euros net s/mois, on ferme sa g.U.eule et on va aux economies, comme tout le monde.