Appel à l'aide de la famille d'une Britannique violée à Dubai

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    LONDRES, 18 novembre (Fondation Thomson Reuters) - La 
famille d'une Britannique arrêtée à Dubai après avoir dénoncé le 
viol dont elle a été victime a lancé un appel à l'aide à 
l'opinion publique et au gouvernement britannique afin d'obtenir 
sa libération. 
    La Britannique, dont l'identité est gardée confidentielle, a 
été inculpée par la justice émiratie qui l'a accusée d'avoir eu 
des relations sexuelles extraconjugales, explique l'association 
Detained in Dubai. 
    Selon les organisations de défense des droits de l'homme, 
cette affaire illustre les profonds préjugés et la 
discrimination que subissent les femmes dans le Golfe. 
    "Les autorités continuent d'ignorer les victimes de telles 
violences en traitant les femmes violées comme si elles étaient 
des criminelles au lieu d'enquêter et de poursuivre les 
suspects", a déploré vendredi Drewery Dyke, spécialiste des 
Emirats arabes unis à Amnesty International. 
    "Les victimes qui se présentent à la police s'attendent à ce 
qu'on leur rende justice et elles finissent par être 
poursuivie", a ajouté Radha Stirling, fondatrice et directrice 
de l'association Detained in Dubai. 
    Le passeport de la Britannique a été confisqué et elle 
pourrait être jugée et condamnée à la prison et à la 
flagellation. 
    Selon sa famille, la victime présumée était en vacances et 
elle devait se rendre en Australie lorsqu'elle aurait été violée 
par deux Britanniques. 
    "Aidez ma fille, elle est retenue dans une cellule dans un 
pays étranger pour une durée qui pourrait atteindre un an et 
nous ne pouvons pas payer sa caution", écrit la famille qui 
espère lever 25.000 livres (29.000 euros) et couvrir les frais 
de justice. 
    Vendredi, elle avait réuni plus de 13.700 livres. 
    Dans un communiqué adressé à la Fondation Thomson Reuters, 
le Foreign Office a confirmé les faits et dit "soutenir une 
Britannique liée à cette affaire et rester en contact avec sa 
famille." 
    Selon Radha Stirling, les auteurs présumés du viol sont 
depuis rentrés au Royaume-Uni sans qu'aucune poursuite ne soit 
ouverte à leur encontre. 
 
 (Lin Taylor, Nicolas Delame pour le service français; La 
Thomson Reuters Foundation est la fondation caritative de 
Thomson Reuters dédiée à la couverture des sujets humanitaires 
et liés aux droits des femmes, à la lutte contre la corruption 
et au changement climatique. http://www.trust.org) 
 
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  • M5319573 il y a 3 semaines

    Titi vous êtes dur...:-(( on devrait pouvoir se rendre dans ce pays sans risque d'encourir un traitement moyenâgeux quand on est agressée (cela malheureusement arrive un peu partout...mais ailleurs la plainte ne se retourne pas contre la victime...) toutefois, oui pour une femme c'est un pays à éviter.... bizarre quand même que les agresseurs anglais, rentrés dans leur pays, ne soient pas poursuivis ??!!

  • TITI0107 il y a 3 semaines

    Quelle idée d'aller en vacance dans ce genre de pays ^^Tant pis pour elle :D