Antonetti voit son retour à Bastia comme un crève-coeur

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Antonetti voit son retour à Bastia comme un crève-coeur
Antonetti voit son retour à Bastia comme un crève-coeur

Samedi (20h00, 30eme journée de Ligue 1), Lille se déplace à Bastia. L'occasion pour Frédéric Antonetti de retrouver Furiani pour la première fois depuis 2001. Un match particulier pour cet enfant du Sporting. " Un crève-coeur " selon lui.

Samedi soir, Frédéric Antonetti va découvrir Furiani sous un autre visage. Dans un autre costume. Pour la première fois de sa longue carrière d’entraîneur, le natif de Venzolasca va fouler la pelouse de Bastia dans la peau de l’entraîneur adverse. « J’ai joué deux fois contre Bastia, une fois à Rennes et l’autre à Gueugnon, où le match avait été délocalisé… C’est plus qu’un retour dans mon ancien club, c’est chez moi », a glissé l’intéressé en conférence de presse jeudi. Très ému par ce retour à la maison, Frédéric Antonetti s’est longuement confié sua la façon dont il appréhende cette rencontre forcément particulière comptant pour la 30eme journée de Ligue 1.

« C’est mon club, c’est une grande partie de ma vie »

« Ça va être difficile à vivre, a soufflé celui qui a également entraîné Saint-Etienne, Nice et Rennes. Il ne va pas falloir se laisser emporter par l’émotion. Ce club, mon club, c’est une grande partie de ma vie. Jouer contre Bastia, c’est un crève-coeur. J’y ai passé dix-neuf ans ! Si je suis entraîneur, c’est grâce à ce club-là. Si je suis dans le football, c’est grâce à ce club-là. » C’est en effet au Sporting que le jeune Frédéric Antonetti a signé sa première licence à l’âge de 11 ans, rappellent nos confrères de La Voix du Nord.

« C’est une île de passion. J’ai ce club au fond de moi »

« Chaque fois que je parle à ma mère, je parle corse. On a toujours parlé corse à la maison, a rappelé l’entraîneur du LOSC. J’ai vu que des entraîneurs apprenaient le corse au club. Je n’ai pas besoin d’être estampillé. Je suis toujours resté discret sur ça depuis que je suis parti, mais je ne suis pas dupe. C’est une île de passion. Je ne porte pas de jugement sur ce qui est fait, mais j’ai ce club au fond de moi. Jouer contre Bastia est un crève-coeur. Je vais arriver à faire la part des choses mais c’est difficile. Quand je vais à Ajaccio, c’est en Corse, mais ça n’a rien à voir. » Alors forcément, samedi soir, l’accueil du public de Furiani s’annonce chaleureux et émouvant pour un homme qu’on n’a pas l’habitude de voir fendre l’armure à ce point.

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