Antoine Sfeir : "Riyad a beaucoup promis mais aucun contrat important n'a été signé"

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Antoine Sfeir, journaliste et directeur des Cahiers de l'Orient.
Antoine Sfeir, journaliste et directeur des Cahiers de l'Orient.

Le Point.fr : François Hollande comme nombre de chefs d'État a fait, samedi, le voyage à Riyad pour saluer le roi Salman qui vient de succéder au défunt roi Abdallah. Les relations franco-saoudiennes semblent faites de haut et de bas. Qu'en est-il ? Antoine Sfeir* : Les bonnes relations diplomatiques entre nos deux pays ne doivent pas cacher les tensions qui perdurent, certaines depuis longtemps, d'autres plus récentes. Le grand reproche - non dit - des responsables saoudiens vis-à-vis de la France est le lien trop voyant que Paris entretient depuis de longues années avec le Qatar, à leur détriment, estiment-ils. D'autre part, l'Arabie saoudite regrette que la politique française au Liban n'ait pas ouvertement choisi le camp des sunnites, dont Riyad s'estime le protecteur, contre celui des chiites. En outre, l'intervention française au Mali, contre des sunnites, est mal comprise. Les Saoudiens auraient souhaité que la France soit une alternative crédible aux États-Unis. Ils estiment aujourd'hui que Paris n'est pas audible au Moyen-Orient. Ces réticences saoudiennes ont-elles des répercussions sur des contrats ? Absolument. Riyad a beaucoup promis ces dernières années et aucun contrat important n'a été signé. Le dernier gros contrat (vente de frégates, missiles, bâtiments de guerre...) remonte à 1987. On avait cru à un infléchissement de la position saoudienne lors de la visite officielle de François...

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