Antoine Sfeir, l'homme qui simplifie "l'Orient compliqué"

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Le journaliste et politologue franco-libanais Antoine Sfeir.
Le journaliste et politologue franco-libanais Antoine Sfeir.

D'incessants bruits de bottes se font entendre au Moyen-Orient. Nous sommes le 25 août 2013. Quatre jours après le massacre chimique de la Ghouta, où des centaines de civils syriens ont perdu la vie, les États-Unis envoient en Méditerranée un quatrième destroyer équipé de missiles de croisière Tomahawk. La ligne rouge fixée par Barack Obama à Bachar el-Assad, c'est-à-dire l'utilisation d'armes chimiques, est franchie. Des frappes punitives contre le régime de Damas sont devenues inéluctables et la France est prête à s'y associer.

Invité par i>Télé à s'exprimer sur l'opération militaire à venir, le politologue franco-libanais Antoine Sfeir assure pourtant du contraire. "Il n'y aura pas de frappes, affirme-t-il posément à l'antenne. Les Américains savent très bien qu'une frappe sur la Syrie peut embraser toute la région." Pour l'expert du monde arabo-musulman, on assiste aujourd'hui "à une guerre des mots et des images, à l'intérieur et à l'extérieur de la Syrie". Quant à la France, il juge que "sa voix est devenue inaudible dans la région, car seuls les Américains et les Russes sont à la manoeuvre".

Contrepied

Une analyse qui prend à l'époque le contrepied de tous les commentaires des experts militaires, qui s'avançaient déjà sur le scénario exact des frappes à venir. Or, deux semaines plus tard, l'intervention occidentale tant annoncée fait pschitt. À la surprise générale, le président américain fait...

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