Antoine Diot : " On est là "

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Antoine Diot : " On est là "
Antoine Diot : " On est là "
Après un bon début de Mondial marqué, entre autre, par une belle victoire face à la Serbie, l'équipe de France rentre véritablement dans le dur mercredi avec un match face à l'Espagne. Antoine Diot le sait : les Espagnols, qui n'ont toujours pas digéré la demi-finale perdue l'an passé à l'Euro, auront à coeur de prendre leur revanche. Mais les Bleus sont prêts à aller au combat.

Antoine Diot, après ces trois premiers matchs, est-ce que vous sentez une montée en puissance de l'équipe de France ?
Une montée en puissance, je ne sais pas parce que le premier match, même si on a perdu contre le Brésil (63-65), était plutôt de bonne qualité dans le contenu. On a fait encore un très bon match face à la Serbie avec cette fois une victoire à la clé (74-73). Et hier (ndlr : victoire 94-55 face à l'Egypte lundi), on a été très sérieux. Du coup, je ne sais pas si on monte en puissance mais quoi qu'il en soit, on est là.

Tout le monde semble investi dans cette équipe de France...

Oui, c'est ça. On l'a dit et on le répète : on est une équipe de 12. On est très solidaire et chacun peut apporter sa pierre à l'édifice. On sait qu'un jour, ce sera quelqu'un du 5 qui marquera et le lendemain, ce sera quelqu'un du banc et ainsi de suite. On sait que l'on a tous des qualités offensives, on a des qualités défensives et chacun peut sortir du 3 à tout moment.

La victoire difficile contre la Serbie a-t-elle fait du bien au moral ?
Oui mais même si on avait perdu ce match-là, il fallait voir le contenu et je pense que c'est ça qui est le plus important. Maintenant, on a gagné, ça prouve que l'on a du caractère, que l'on peut gagner des matchs serrés. Mais si on avait perdu cette rencontre, il aurait fallu continuer quoi qu'il arrive.

« Les Espagnols auront à c½ur de prendre leur revanche »


Avez-vous regardé le match des Espagnols face au Brésil lundi soir ?
Oui, on l'a regardé. Les Espagnols sont là où on les attend. Ils jouent très bien ensemble, ils se connaissent depuis une dizaine d'années, ils ont certainement sur le papier la meilleure équipe de cette Coupe du monde. Mais le basket reste un sport et tout peut arriver. Nous, on va jouer notre chance à fond et on va essayer d'aller les titiller.

Les France-Espagne sont toujours des matchs très particuliers. Est-ce que cette année encore, le climat qui entoure cette rencontre est spécial ?
Oui, effectivement, je pense qu'ils auront à c½ur de prendre leur revanche par rapport à l'année dernière (ndlr : la France a battu l'Espagne en demi-finale de l'Euro), c'est certain. Ils ont mis une petite cible sur nos têtes, c'est du moins ce que je ressens. A nous d'être prêts, physiquement et mentalement, à nous de ne pas ressentir la pression mais au contraire de nous en servir parce que ce sera un match spécial.

Avez-vous été sensibilisés, individuellement, au fait que cette année, ils seront particulièrement revanchards ?
Non, c'est plus l'attitude du public. Quand on joue le Brésil ou la Serbie, on voit que le public espagnol est plus favorable à l'équipe adverse. On le sent par rapport à ça mais ça ne nous pose aucun problème, au contraire. Il faut que l'on se serve de cette atmosphère pour les battre.

« A nous d'imposer notre dureté et notre rythme face à l'Espagne »

Quelles sont les qualités objectives de l'équipe de France par rapport à cette équipe d'Espagne ?
Je pense que physiquement, on peut rivaliser avec cette équipe. Même si ils sont assez impressionnants, à nous d'imposer notre dureté et notre rythme. Quand ils imposent leur façon de jouer, ils font un peu ce qu'ils veulent donc à nous, peut-être, de ralentir le jeu, d'accélérer quand il le faut et de gérer ce tempo-là.

Qu'est-ce qu'elle représente cette équipe pour vous ?
Ils ont dominé très clairement l'Europe et presque le monde durant une dizaine d'années et c'est quelque chose dont il faut s'inspirer en France. Les joueurs reviennent chaque été en équipe nationale et ça, ce n'est pas rien. C'est comme ça que l'on construit une vraie équipe, c'est comme ça que l'on construit des automatismes, un peu à l'image de ce que font Boris, Tony, Flo, Mike... Chaque été, ils essaient d'être le plus possible présents pour créer cette petite domination dans les grands rendez-vous.

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