Antiterrorisme : le Pakistan, maillon faible

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11 SEPTEMBRE, 10 ANS APRÈS - L'élimination d'Oussama Ben Laden à Abbottabad, début mai, illustre les ambiguïtés de l'alliance scellée entre Islamabad et Washington.

De mésalliances en liaisons dangereuses, le Pakistan est devenu, en dix ans, le casse-tête de l'Occident dans la lutte contre le terrorisme. Les commotions politico-militaires qui l'agitent depuis toujours ont fini par plonger la nation tout entière dans un état de quasi-catatonie. Professeur à l'université en sciences du management de Lahore (LUMS), Mohammad Waseem s'en alarme. «Le Pakistan est-il devenu ingérable ? , s'interroge-t-il. Seul un gouvernement fort, légitime et responsable, capable d'asseoir son autorité, serait en mesure de faire face au chaos ambiant.»

On en est loin. À Islamabad, le pouvoir civil courbe l'échine devant l'establishment militaire. Or, depuis le raid des Navy Seals américains, le 2 mai dernier, contre la résidence où se terrait Oussama Ben Laden à Abbottabad, petite ville-garnison située à une soixantaine de kilomètres de la capitale, l'armée a perdu de son prestige aux yeux des Pakistanais. Quant à la collaboration entre service

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