Anti-corridas : quelques milliers de manifestants samedi à Alès (Gard)

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Anti-corridas : quelques milliers de manifestants samedi à Alès (Gard)
Anti-corridas : quelques milliers de manifestants samedi à Alès (Gard)

Ils étaient 4.000 à 5.000 selon les organisateurs, 1.200 selon la police, a battre le pavé samedi après-midi dans le centre ville d'Alès (Gard) pour dénoncer la barbarie des corridas, alors que devait se tenir la première des trois corridas de la Féria de la cité cévenole. Certains sont même venus de Barcelone (Espagne), d'autres d'Italie. Dimanche, deux autres rassemblements sont prévus avant chacune des corridas.

Les défenseurs des animaux ont scandé «Basta corrida», «La torture n'est pas notre culture», «La corrida, on n'en veut plus». Sur des pancartes représentant des taureaux ensanglantés, on pouvait lire «culture?» ou «patrimoine?». Vêtus d'un tee-shirt rouge barré d'un «no corrida», les manifestants répondaient à l'appel du Comité radicalement anti-corrida (Crac). Le président de cette association, Jean-Pierre Garrigues, s'est dit très satisfait du succès du rassemblement : «Si les corridas ont lieu ce pourrait être les dernières à Alès» a-t-il lancé.

Crainte d'affrontements entre manifestants et aficionados

Le cortège s'est mis en marche vers 16h30 du parc Colombier, et non pas du parc du Bosquet à côté de la mairie comme le souhaitaient initialement les organisateurs, jusqu'à 300 mètres des arènes. Car en ce week-end de feria, l'accès aux arènes de Tempéras est bouclé par les forces de l'ordre. Le 7 mai, la mairie d'Alès avait pris deux arrêtés pour interdire les rassemblements près du centre-ville et des arènes, craignant des affrontements violents avec les aficionados.

Depuis plusieurs jours, le CRAC annonçait «un événement sans précédent», prophétisant 5;000 manifestants.

Brigitte Bardot, présidente de la fondation éponyme, est même montée au créneau. Elle a envoyé une lettre ouverte vendredi au ministre de l'Intérieur Manuel Valls, craignant une interdiction de manifester dans le centre ville d'Alès.

Une guerre de procédure s'était engagée entre...

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