Antalya : la bérézina touristique turque

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Les rues d'Antalya, capitale touristique de la Turquie, désespérément vides malgré le lancement de la saison. La cause : les touristes russes boudent la Turquie après les fortes tensions entre les deux pays.
Les rues d'Antalya, capitale touristique de la Turquie, désespérément vides malgré le lancement de la saison. La cause : les touristes russes boudent la Turquie après les fortes tensions entre les deux pays.

À la sortie de l'aéroport d'Antalya, station balnéaire turque bordée par la Méditerranée, le temps fleure bon les vacances. Palmiers et rayons de soleil généreux en donnent pour leur argent aux visiteurs, fraîchement débarqués de l'avion. Les taxis et les tours-opérateurs, eux, jouent des coudes pour accueillir les touristes. Et dans la ville, les ouvriers municipaux sont à pied d'oeuvre pour faire sortir de terre, avant le début officiel de la saison touristique, fin avril, une nouvelle ligne de tramway.

Mais tout cela ne parvient pas à camoufler l'ampleur de la crise : la région d'Antalya, l'une des principales places touristiques du pays (environ 16 milliards de dollars de recettes annuelles) n'attire plus autant. Les chiffres des réservations sont au plus bas, et les professionnels tirent la sonnette d'alarme. « S'il n'y a pas un coup de baguette magique prochainement, ce sera la pire année que j'ai connue ici », déplore Osman Ayik, président de la Fédération des hôteliers turcs. L'homme est des plus concernés puisqu'il dirige le très chic Palace Champion : un hôtel fier de ses cinq étoiles, comme en atteste l'impressionnante collection de récompenses et de distinctions exposées devant son bureau. « Cette année, le secteur hôtelier pourrait perdre jusqu'à 40 % de ses revenus », insiste-t-il.

Des chiffres inquiétants qui s'expliquent par le climat de tension régnant en Turquie. Le pays a récemment été...

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