Anonymat des terroristes : que font les autres pays européens ?

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Devant l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, où le prêtre Jacques Hamel a été assassiné.
Devant l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, où le prêtre Jacques Hamel a été assassiné.

Après l'attentat de Nice, une pétition a été lancée sur Change.org pour demander l'anonymat des terroristes dans les médias. Dans le sillage de Jérôme Fenoglio, rédacteur en chef du Monde, BFM TV, Europe 1 ou encore La Croix ont choisi de ne plus publier de photos de terroristes. D'autres, comme France Télévisions, Le Figaro ou Libération se sont clairement opposés à cette mesure. Mais qu'en est-il chez nos voisins européens ? Panorama des différentes situations qui varient au sein même des pays.

La politique éditoriale du « cas par cas »

En Allemagne. Après l'attentat-suicide à Ansbach, petite ville au sud de l'Allemagne, la photo du terroriste affilié à Daech est omniprésente dans la sphère médiatique. La presse écrite a choisi de décider de publier ou non au cas par cas. Le porte-parole du groupe Springer, qui édite Bild, le tabloïd aux 4 millions de lecteurs, affirme dans Libération : « Faire preuve de responsabilité dans l'usage des photos veut dire que nous gardons notre liberté, et décidons toujours au cas par cas. » Stern, un journal hebdomadaire, a choisi de publier une photo floutée du tueur de Nice en couverture, mais non floutée à l'intérieur. « Notre préoccupation est d'éviter la publication de tout matériel de propagande qui pourrait glorifier les terroristes, stimuler les recrutements ou inciter des jeunes à imiter leurs actes », explique...

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