Anniversaire de la prise d'otages à l'ambassade US à Téhéran

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DUBAI, 4 novembre (Reuters) - Des milliers de personnes se sont rassemblées mercredi à Téhéran pour marquer l'anniversaire de la prise d'otages à l'ambassade des Etats-Unis en novembre 1979, au début de la révolution iranienne. Devant le bâtiment abandonné de l'ambassade, les manifestants ont scandé "Mort à l'Amérique" et exhorté le ministre des Affaires étrangères et négociateur dans le dossier nucléaire, Mohammad Javad Zarif, à "ne pas faire confiance aux Américains". Certains ont traîné dans les rues un cercueil sur lequel était écrit "Obama", d'autres tenaient des ballons portant l'image du missile balistique iranien testé le mois dernier. C'était le premier anniversaire de la prise d'otages à l'ambassade américaine depuis la conclusion de l'accord nucléaire entre la République islamique et les grandes puissances, le 14 juillet dernier à Vienne. Alors que le président Hassan Rohani, considéré comme un modéré, cherche à normaliser les relations avec l'Ouest, les "durs" du régime, proches du guide de la révolution, l'ayatollah Ali Khamenei, ont saisi l'occasion pour mettre les Iraniens en garde contre tout rapprochement avec les Etats-Unis. "Les pays occidentaux, et tout particulièrement les Etats-Unis, tentent de tirer profit de la situation après l'accord sur le nucléaire en vue de s'infiltrer dans le pays", déclare ainsi le puissant corps des gardiens de la révolution iranienne (CGRI) dans un communiqué rapporté mardi par l'agence de presse Fars. Les tensions entre le président Rohani et les durs du régime ont encore été accentuées par l'arrestation il y a deux jours de deux journalistes. "On ne doit pas arrêter les gens sans raison en montant contre eux des dossiers et en affirmant que ce sont des 'infiltrés'", a déclaré le président lors d'une réunion ministérielle. Un informaticien possédant la double nationalité américaine et libanaise a également été arrêté récemment pour espionnage. ID:nL8N12Y3JU . Un membre du CGRI a déclaré mardi que des journalistes et des internautes avaient été arrêtés dans le cadre d'une opération visant à démanteler "un réseau d'infiltration lié à des pays occidentaux". (Bozorgmehr Sharafedin, Guy Kerivel pour le service français)

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