Anne Siety : "Rien n'est jamais perdu en maths"

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On n'est pas nul en maths, on fait des erreurs, ce qui est déjà le début d'un raisonnement, assure la psychopédagogue Anne Siety.
On n'est pas nul en maths, on fait des erreurs, ce qui est déjà le début d'un raisonnement, assure la psychopédagogue Anne Siety.

"Je hais les maths !" C'est par cette phrase répétée avec rage, angoisse ou défaitisme dans plusieurs langues par des citoyens - en apparence normaux - du monde entier que débute un documentaire français sorti fin novembre, au titre éloquent : Comment j'ai détesté les maths. Il n'y a manifestement ni âge ni nationalité pour avoir cette science en horreur. En France, non seulement on n'aime pas cela, mais le niveau de surcroît n'est pas bien fameux. D'après les résultats de la dernière étude Pisa de l'OCDE, cette évaluation qui compare tous les trois ans les compétences des élèves de quinze ans dans une soixantaine de pays, le niveau ne cesse de baisser. Pourtant, être un cancre en maths n'est en rien une fatalité.

C'est en tout cas ce qu'assure Anne Siety : "On n'est pas nul en maths, on fait des erreurs, ce qui est déjà le début d'un raisonnement." La psychopédagogue s'y connaît, en matière d'élèves persuadés qu'ils ne sont pas faits pour les maths. Depuis près de trente ans, l'auteur de Qui a peur des mathématiques ? voit défiler dans son bureau des élèves de 6 à 60 ans traumatisés par la matière. À l'origine de cette angoisse, il y a bien sûr de mauvaises notes, mais pas seulement : être bon en maths est devenu une condition sine qua non pour réussir de brillantes études supérieures, et être mauvais peut parfois engendrer de véritables drames familiaux. Il y a aussi ces personnes pénalisées dans

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