Anne Hidalgo se lance dans la bataille pour Paris

le
2
ANNE HIDALGO SE LANCE DANS LA BATAILLE POUR PARIS
ANNE HIDALGO SE LANCE DANS LA BATAILLE POUR PARIS

PARIS (Reuters) - Anne Hidalgo, dauphine de Bertrand Delanoë, a désormais le feu vert des militants pour se lancer dans la bataille de la mairie de Paris en vue d'un probable duel avec l'UMP Nathalie Kosciusko-Morizet qui doit, elle, franchir l'obstacle de primaires.

La première adjointe chargée de l'urbanisme tiendra son premier meeting de campagne le 28 mai dans la salle parisienne du Bataclan, en présence de l'actuel maire de Paris, qui a choisi de ne pas se représenter.

Anne Hidalgo, 53 ans, était la seule candidate à la succession du maire sortant, ce qui lui a permis depuis plusieurs mois de sortir de l'ombre et de multiplier les interventions pour combler son déficit de notoriété.

Tout comme Nathalie Kosciusko-Morizet, engagée dans une primaire UMP plus difficile que prévu face à quatre autres candidats, Anne Hidalgo doit encore asseoir son autorité dans son propre camp et tenter de rassembler à gauche.

Pour passer du statut de candidate-héritière à candidate légitime, ses proches comptaient sur bonne mobilisation des 10.000 adhérents de la fédération PS de Paris.

Mais si Anne Hidalgo a obtenu 98,3% des voix, seuls 2.715 militants ont voté, selon les résultats communiqués dans la nuit de mercredi à jeudi. Pour la fédération PS de Paris, c'est néanmoins une bonne participation pour une candidature unique.

"La campagne s'ouvre. Je la souhaite digne. Ce sera un beau moment démocratique pour défendre notre projet fidèle à nos valeurs, aux valeurs de Paris, a déclaré Anne Hidalgo devant les militants.

Parallèlement, elle veut convaincre le Parti communiste, qui se prononcera fin juin, d'une alliance de gauche pour la capitale.

Pour Bertrand Delanoë, une partie du chemin a été fait.

"Avant, elle était perçue comme la seconde. Cela n'a pas disparu, mais elle a gagné en légitimité et en crédibilité", a-t-il dit à Libération.

"J'AURAIS PU ETRE MINISTRE"

Dans son livre "Mon combat pour Paris", paru en février dernier, Anne Hidalgo insiste sur son ancrage parisien, affirmant que Paris est sa seule ambition.

"J'aurais pu être ministre, on me l'a proposé. Mon ambition est ailleurs. Je suis candidate pour être la prochaine maire de Paris. Je ne considère pas cette fonction comme un marchepied vers un destin national mais comme un job à plein temps", écrit-elle.

Née de parents immigrés espagnols qui se sont installés en 1961 à Lyon, Anne Hidalgo a grandi à Vaise, un quartier de Lyon. Ses parents sont retournés en Espagne mais Anne Hidalgo, devenue inspectrice du travail à 24 ans, est aussitôt montée à Paris. Une ville qui "m'attire comme un aimant", écrit-elle.

Entre 1997 et 2002, Anne Hidalgo a travaillé dans trois cabinets ministériels au sein du gouvernement Jospin.

En mars 2001, aux élections municipales, elle conduit la liste du Parti Socialiste dans le 15e arrondissement, qui obtient 26,5% des voix au premier tour, puis arrive au second tour derrière la liste rassemblée autour d'Edouard Balladur.

Élue conseillère d'arrondissement, elle entre également au Conseil de Paris et devient première adjointe au nouveau maire PS de Paris.

"Avec Bertrand Delanoë, Paris connaît une véritable révolution culturelle", dit-elle en dénonçant le "vieux système précédent" qui faisait jouer à la capitale le "rôle de marchepied pour celui qui rêve d'un destin national".

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • manx750 le jeudi 23 mai 2013 à 16:12

    Si elle n'est pas gay, elle rame !

  • M2280901 le jeudi 23 mai 2013 à 14:56

    si elle n'est pas gay elle n'a aucune chance