Ankara "troublé" par les propos du chancelier autrichien

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    ANKARA, 4 août (Reuters) - Le ministre turc des Affaires 
européennes, Omer Celik, s'est dit troublé jeudi par la 
proximité entre les propos tenus la veille par le chancelier 
autrichien sur les négociations d'adhésion entre l'Union 
européenne et la Turquie et les positions de l'extrême droite.  
    "Il est troublant que ses déclarations soient similaires à 
celles de l'extrême droite", a-t-il dit à la presse à Ankara. 
    "La critique est assurément un droit démocratique, mais il 
doit y avoir une différence entre critiquer la Turquie et être 
contre la Turquie", a ajouté Omer Celik. 
    Le chancelier autrichien Christian Kern a déclaré mercredi 
soir qu'il comptait discuter avec ses homologues européens de 
l'intérêt qu'il y avait de poursuivre les discussions d'adhésion 
avec la Turquie en raison des déficiences démocratiques et 
économiques du pays.  
    Les Européens se sont inquiétés à plusieurs reprises de la 
répression lancée par le président turc Recep Tayyip Erdogan 
après le coup d'Etat manqué du 15 juillet, en particulier au 
sujet d'un possible rétablissement de la peine de mort qui 
constituerait un motif de rupture de ces discussions.  
    Dans une interview à la chaîne de télévision ÖRT, le 
dirigeant social-démocrate autrichien est allé plus loin en 
estimant que les Européens seraient "tous bien avisés de dire 
maintenant: on appuie sur le bouton de réinitialisation", 
qualifiant les discussions en vue d'une adhésion d'Ankara de 
"fiction diplomatique".  
    "Nous savons que les normes démocratiques sont clairement 
insuffisantes pour justifier une accession (de la Turquie) (...) 
La question économique est au moins aussi importante parce que 
l'économie turque est trop loin de la moyenne européenne." 
    Prié de dire si l'Autriche pourrait présenter une 
proposition visant à rompre les discussions d'adhésion lors du 
Conseil européen du 16 septembre, Christian Kern a déclaré que 
l'Autriche comptait "lancer la discussion". "Nous réclamerons 
une idée alternative", a-t-il ajouté.  
 
 (Tulay Karadeniz avec Shadia Nasralla à Vienne; Jean-Stéphane 
Brosse et Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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  • charleco il y a 4 mois

    L'UE n'a aucune notion du simple bon sens : elle est vassale des USA, elle obéit à Washington, point.

  • M8842851 il y a 4 mois

    Le simple bon sens dit que la Turquie n'a rien à faire dans l'Europe mais ce n'est manifestement pas suffisant...