Ankara suspend son déploiement en Irak mais ne se retirera pas

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    ANKARA, 8 décembre (Reuters) - La Turquie a momentanément 
interrompu le déploiement de ses troupes dans le nord de l'Irak 
mais ne retirera pas celles qui s'y trouvent déjà, a déclaré 
mardi le ministère turc des Affaires étrangères. 
    Cette annonce faisait suite à la demande de Bagdad de 
rappeler les militaires turcs envoyés dans les environs de 
Mossoul, grande ville tenue par l'Etat islamique. 
    Lors d'une conversation téléphonique qu'il a eue lundi soir 
avec son homologue irakien, le chef de la diplomatie turque, 
Mevlut Cavusoglu, a réaffirmé le respect par Ankara de 
l'intégrité territoriale de l'Irak, a dit à la presse le 
porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Tanju 
Bilgic. 
    Ankara fait valoir que le récent déploiement de ses 
militaires dans le nord de l'Irak entre dans le cadre d'une 
mission de formation et d'équipement des forces irakiennes. Le 
gouvernement irakien assure de son côté ne jamais avoir invité 
ce contingent et entend porter l'affaire devant les Nations 
unies en cas de non retrait turc. 
    Le Premier ministre turc, Ahmed Davutoglu, a déclaré quant à 
lui mardi vouloir se rendre à Bagdad le plus rapidement possible 
pour tenter d'apaiser les tensions bilatérales sur cette 
affaire. 
    Les troupes turques sont en Irak pour parer à une éventuelle 
offensive du groupe djihadiste Etat islamique (EI) et ceux qui 
interprètent leur présence différemment se livrent à une 
"provocation délibérée", a estimé Ahmet Davutoglu dans un 
discours devant les élus de son parti, l'AKP, au parlement. 
    Il a dit par ailleurs que les dirigeants turcs avaient 
envisagé de possibles mesures de rétorsion envers la Russie, 
lors du conseil des ministres de lundi, et que des sanctions 
seraient imposées si cela s'avérait nécessaire. 
    La Russie a décrété de son côté des sanctions contre la 
Turquie après la destruction en vol par la chasse turque d'un 
bombardier Soukhoï russe, près de la frontière turco-syrienne, 
le 24 novembre. 
    A Moscou, le ministère russe des Affaires étrangères, cité 
par l'agence de presse RIA, a estimé que la présence de forces 
turques sur le sol irakien sans l'aval de Bagdad était 
"illégale". 
 
 (Tulay Karadeniz; Eric Faye pour le service français) 
 
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  • mqsd il y a 12 mois

    que les russes les bombardenr ....par erreur comme leur avion abattu par les turcs