Ankara durcit la répression contre les autonomistes kurdes

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 (acualisé avec contexte) 
    ISTANBUL, 22 février (Reuters) - L'armée turque a annoncé 
lundi avoir tué 14 autonomistes kurdes dimanche, dans le cadre 
de son offensive contre le PKK (Parti des travailleurs du 
Kurdistan) dans le sud-est du pays. 
    Quatre membres du PKK ont trouvé la mort dans le quartier de 
Sur, à Diyarbakir, dont une bonne partie est placée depuis début 
décembre sous couvre-feu 24 heures sur 24, indique l'armée. 
    Dix autres activites du PKK ont été tués dans le district 
d'Idil, dans la province de Sirnak, limitrophe de la Syrie. 
    Selon des chiffres de l'armée et de l'agence de presse 
officielle Anatolie, plus d'un millier de combattants du PKK ont 
péri depuis juillet et la fin du cessez-le-feu entre les 
autonomistes et Ankara. 
    Les organisations de défense des droits de l'homme 
s'alarment du durcissement de la répression contre la rébellion 
kurde et de ses conséquences sur les civils. Selon le HDP, Parti 
démocratique des peuples (Pro kurde), près de 160 d'entre eux 
ont péri depuis juillet. 
    La politique d'Ankara vis-à-vis de sa minorité kurde  
préoccupe également le Parlement européen. 
    Kati Piri, rapporteur de l'assemblée européenne sur la 
Turquie, qui s'est rendue la semaine dernière à Diyarbakir, a 
déclaré que les violences devaient cesser. 
    "Il y a de très sérieuses violations des droits de l'homme,  
et le désespoir des population s'accentue", a-t-elle écrit sur 
sa page Facebook. 
    "Le dialogue doit reprendre. Nous devons faire le maximum 
pour éviter une guerre civile en Turquie." 
    Ces propos ont été immédiatement condamnés à Ankara où le 
ministre des Affaires étrangères, Volkan Bozkir, les a qualifiés 
de "biaisés". 
    "Madame Piri ne fait pas état dans son texte de toutes les 
caves et de tous les réseaux d'égoûts transformés en arsenaux 
par le PKK, des attaques régulièrement commises contre nos 
forces de sécurité, des dégâts que provoque le PKK dans nos 
villes ou des millers de civils sans armes contraints de quitter 
leur foyer en raison des attaques du PKK contre les écoles, les 
hôpitaux et même, les ambulances". 
 
 (Humeyra Pamuk; Eric Faye pour le service français) 
 
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