Anin, son poignant témoignage

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Anin, son poignant témoignage
Anin, son poignant témoignage

Vendredi pendant l'échauffement du match au sommet face au PSG, les regards se tourneront vers les joueurs niçois qui porteront un t-shirt floqué du numéro 17 de Kevin Anin. Un hommage prévu de longue date par tout un club qui a tenu à saluer le courage de son milieu de terrain, victime d'un grave accident de la route dans la nuit du 3 au 4 juin 2013. Touché par les nombreux messages de soutien, l'ancien Sochalien a tenu à livrer son témoignage neuf mois après le drame qui a failli lui coûter la vie. « Je vis à Lorient, toujours bien entouré. Je peux compter sur ma copine, ma mère, ma s?ur, confie le Martiniquais. Ce que je vis est long, difficile. Mais surmontable. Les messages que m'envoient les gens m'aident énormément. J'ai reçu beaucoup de beaux témoignages, de cartes postales de personnes que je ne connaissais pas. Ils me disent que même absent, je suis toujours là. »

Ovni dans le paysage traditionnel des footballeurs professionnels

Ovni dans le paysage traditionnel des footballeurs professionnels, Kevin Anin n'a jamais aimé être dans la lumière. Mais tous ces témoignages et hommages qui font parler de lui ne le gênent pas. Bien au contraire. « Je ne suis pas "m'as-tu-vu", confirme l'intéressé. Je n'ai jamais aimé que l'on parle de moi. Mais les messages et les clins d'oeil que l'on me fait, notamment cette semaine, me font vraiment très plaisir. Je voudrais aussi remercier le Maire de Nice qui m'a envoyé une belle médaille, un livre, des courriers. A mes yeux, c'est vraiment louable. A Nice, j'étais proche de pas mal de supporters, de mecs que je croisais à l'entraînement. Beaucoup de gens bien, vrais. C'est cette identité qui me plaît. Et c'est pourquoi nous serons toujours ensemble. »

« Je leur souhaite une belle victoire contre Paris et tout le bonheur possible »

Dès lors, on se demande quand le numéro 17 niçois pourra revenir au stade pour saluer ses partenaires. En attendant, ce sont ses coéquipiers qui lui avaient rendu une petite visite la veille du match à Lorient. « Je comptais aller les voir au stade. Je m'imaginais leur rendre visite au vestiaire. Je pensais que ce serait moi qui irais vers eux. A la place, je me suis retrouvé avec 23 ou 24 personnes chez moi ! », plaisante-t-il. Son retour à Nice et à l'Allianz Riviera, Kevin Anin en rêve depuis de longues semaines et celui-ci s'avère imminent. « Je leur ai promis de venir, assure-t-il. En début de saison, c'était compliqué. Mais désormais, tout n'est plus qu'une question d'organisation. J'ai l'intention de venir, c'est certain. Avec le recul, je réalise encore plus à quel point la ville était magnifique. J'adorais mon quartier, mon appartement. J'ai vraiment envie d'y revenir. En attendant, je passe un gros salut aux Niçois. Je leur souhaite une belle victoire contre Paris et, d'une manière générale, tout le bonheur possible. Il faut profiter de ce que l'on a, rester conscient. Je ne les oublie pas ; on est ensemble. »

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