Anigo encense Gignac et déplore la pelouse du Vél'

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Anigo encense Gignac et déplore la pelouse du Vél'
Anigo encense Gignac et déplore la pelouse du Vél'

José Anigo, que retenez-vous de cette qualification en Coupe de France contre Reims ?La victoire ! C'est satisfaisant parce qu'on a eu un nombre incalculable de situations. Je suis surtout content de l'aspect physique des joueurs. Les deux équipes ont repris l'entrainement plus tard que les autres, le 1er janvier. Ce sont des paramètres dont on a tenu compte, et cela nous a été bénéfique.

Comment avez-vous trouvé André-Pierre Gignac ?Dans l'attitude, il est exemplaire. Il ne doute jamais. On aime ou on n'aime pas, mais pour un entraîneur, c'est un joueur intéressant, surtout lorsqu'il est dans cet état d'esprit. Il retourne au combat systématiquement. Il manque des occasions mais revient et finit avec deux buts, c'est une belle mentalité. C'est bien pour lui et pour le club.Avez- vous trouvé les sifflets à son encontre décevants ?Non, non, cela fait partie du jeu. On aimerait toujours être encouragé, même quand on n'y arrive pas. On a poussé, il y a eu du déchet devant le but, et les sifflets font partie du jeu. Je connais trop ce club et cette ville pour savoir que cela fonctionne comme ça.

« Samba, je sais qu'il est le gardien de demain ! »

Sa réaction après le premier but a toutefois montré qu'il était touché par ces sifflets?Non. Avant la prolongation, j'ai parlé avec lui. Je lui ai dit que je savais qu'il allait marquer. André-Pierre connait cette situation, il a subi plus que ça par le passé. Ce ne sont pas quelques sifflets qui vont lui tourner la tête et le changer. Il revient toujours, et c'est ce qu'il a fait aujourd'hui. C'est bien, il montre son envie, se bat et marque. La réconciliation avec le public, c'est encore mieux.Brice Samba a connu sa première titularisation. On peut parler d'une réussite.On a la chance d'avoir derrière Steve Mandanda, qui est international, un garçon qui représente l'avenir. Bien entendu, il a encore une grande marge de progression. Brice a la même morphologie que Steve, un style de jeu similaire, très félin. C'est un joueur qui a une grande confiance. Je sais qu'il est le gardien de demain. A ce poste, on est paré. Peut-on l'imaginer jouer le prochains tour de Coupe de France ?Je ne sais pas, je ne me pose pas cette question. Steve va revenir. Il est le numéro un et capitaine de l'équipe. Tout se remettra dans l'ordre à son retour, mais on sait que s'il y a un pépin, Brice est la.

« J'ai l'impression que je suis venu jouer sur l'hippodrome du pont de Vivaux »

Concernant l'état déplorable du terrain, à quel point vous a-t-il handicapé pour ce match ?Posez la question à Hubert Fournier (ndlr : l'entraîneur de Reims) qui était avec moi sur le côté. Aujourd'hui, j'ai l'impression que je suis venu jouer sur l'hippodrome du pont de Vivaux. En fait, il faut faire courir les chevaux sur le stade Vélodrome. Cela devient injouable ! Si j'ai bien compris, il y a 8000 m² de pelouse, et on m'explique que seulement 2000 m² seront changés. Je trouve cela ridicule. Soit on change entièrement la pelouse, soit on ne fait rien. Après, chacun fait ce qu'il veut. Nous, on va continuer à jouer, mais prenez conscience que c'est difficile de jouer dans ces conditions. Pour nous, pour Reims, pour tout le monde. Pour présenter un beau spectacle, il faut quelque chose d'intéressant dans le dispositif, notamment dans les structures, et ce gazon ne le permet pas. C'est vraiment dommage.Qu'est-ce qui vous chagrine le plus ?Je pensais qu'on la changerait en entier. Je suis surpris que cela ne concerne qu'une partie. On va avoir un magnifique stade, sûrement le plus beau qui existe en France, et c'est vraiment dommage de ne pas avoir la plus belle pelouse. C'est toujours la même chose, il y a quelque chose qui manque. La qualité de la pelouse est pourtant essentielle pour les joueurs.On vous sent extrêmement remonté?Oui je suis énervé. Aujourd'hui, je fais l'état physique de mes joueurs, et il n'y en a pas un qui n'ait pas un problème musculaire ou aux adducteurs, au delà du fait qu'on a joué 120 minutes. On est donc obligé de changer le programme de la semaine d'entrainement. On devait reprendre mardi matin, ce sera finalement mardi après-midi, dans une configuration différente. Tout ça, personne n'en tient compte parce que c'est du travail invisible, mais pour nous c'est concret. Si quelque chose doit changer, c'est ce gazon, et vite.

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