Angers : les parents d'Ayana consentent au décès «programmé» de leur bébé

le , mis à jour à 21:16
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Angers : les parents d'Ayana consentent au décès «programmé» de leur bébé
Angers : les parents d'Ayana consentent au décès «programmé» de leur bébé

Les parents de la petite Ayana, 7 mois, plongée dans le coma depuis plus de 40 jours au CHU d'Angers et qui s'opposaient à son extubation, se sont finalement rangés dimanche à son décès «programmé», à l'issue d'une expertise ordonnée par la justice. «Les conclusions de l'expert sont formelles : cet enfant a un cerveau irrémédiablement détruit», a expliqué Emmanuel Ludot, l'avocat des parents, qui a assisté aux échanges de plus de deux heures entre les parents, l'expert et l'équipe médicale entourant le nourrisson.

«La mort du bébé va être programmée d'ici six à huit jours», annonçait un peu plus tard, la voix brisée par l'émotion et les larmes aux yeux la mère de l'enfant, Julie Pitel. Elle a indiqué qu'elle et son mari allaient désormais veiller leur bébé avant son départ.

Maître Ludot, qui avait introduit auprès du tribunal administratif de Caen l'action visant à obtenir un «constat d'urgence» sur l'état de santé du nourrisson, a estimé que «l'expertise a été très utile et a permis aux parents de comprendre la situation dans laquelle ils étaient». «Ils ont l'explication médicale sur le fait que cet enfant a un cerveau irrémédiablement détruit. Et que maintenant, ils doivent se préparer au départ de cette petite fille. Mais on ne peut pas leur faire porter ce fardeau», a-t-il ajouté.

Le Samu d'Alençon ne s'était pas déplacé

Les parents s'étaient opposés à l'arrêt de la ventilation mécanique (intubation), initialement prévue lundi par l'équipe médicale qui se refusait à mettre en œuvre des traitements pouvant relever d'une «obstination déraisonnable». Selon eux, a rappelé l'hôpital, le maintien de l'intubation n'aurait fait qu'aggraver les «souffrances extrêmes» et «rebelles à tous les traitements» que subit l'enfant, dont les séquelles neurologiques sont irréversibles. «Tout le monde savait depuis 40 jours que l'issue était fatale», a redit dimanche Sébastien ...

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