Angers : ils refusent l'arrêt des soins pour Ayana, leur fillette de 7 mois dans le coma

le , mis à jour à 09:50
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Angers : ils refusent l'arrêt des soins pour Ayana, leur fillette de 7 mois dans le coma
Angers : ils refusent l'arrêt des soins pour Ayana, leur fillette de 7 mois dans le coma

Les parents d'une fillette de sept mois, plongée dans le coma au CHU d'Angers (Maine-et-Loire), ont engagé un référé contre l'extubation prévue lundi de leur enfant. Un médecin expert désigné par le tribunal administratif de Caen se rendra dimanche au CHU d'Angers pour «déterminer dans quel état est le nourrisson et quelles sont les origines de son état», indique Emmanuel Ludot, l'avocat de la famille.

Dans la nuit du 5 au 6 mai, la petite fille avait été victime d'une forte fièvre, suivie de convulsions, après avoir reçu quelques heures plus tôt, par un médecin de la PMI, une injection de deux vaccins destinés à lutter contre la coqueluche, l'hépatite B, la polio, le tétanos et la diphtérie. «J'ai appelé le Samu, mais ils ont refusé de se déplacer», explique la mère de l'enfant, Julie Pitel. Conduite dans la nuit à l'hôpital d'Alençon, elle sera transférée ensuite au CHU du Mans puis à celui d'Angers. Le lendemain, les parents, âgés tous deux de 22 ans, ont déposé une plainte pour non assistance à personne en danger à la gendarmerie de Sées (Orne), où ils résident, précise la jeune femme.

Plongée dans un coma artificiel depuis 40 jours

Soignée depuis 40 jours dans le service de réanimation pédiatrique à Angers, Ayana est plongée dans un coma artificiel, sous ventilation mécanique. Selon le Dr Gérald Boussicault, responsable de ce service, «la fillette a des séquelles neurologiques gravissimes, irréversibles, avec un tableau de souffrances, de douleurs, extrêmes». Le pédiatre poursuit : «Au vu de l'évolution des symptômes et notamment des symptômes douloureux intolérables, nous avons décidé de manière collégiale de ne pas mettre en oeuvre de traitements qui pourraient relever d'une obstination déraisonnable». Il ajoute : «Les parents ont été informés. Ils nous ont répondu qu'ils n'étaient pas prêts à ce que leur enfant décède mais qu'ils ne le seraient jamais». C'est ainsi ...

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