Angela Merkel veut une convention pour forger un nouveau traité

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ANGELA MERKEL EN FAVEUR D'UNE CONVENTION MENANT À UN NOUVEAU TRAITÉ EUROPÉEN
ANGELA MERKEL EN FAVEUR D'UNE CONVENTION MENANT À UN NOUVEAU TRAITÉ EUROPÉEN

BERLIN (Reuters) - La chancelière allemande Angela Merkel souhaite une la création "convention" destinée à dessiner les contours d'un nouveau traité permettant une intégration politique européenne approfondie afin de surmonter la crise que traverse le bloc monétaire, rapporte dimanche Der Spiegel.

L'Allemagne plaide depuis un certain temps en faveur de transferts de souveraineté vers les institutions européennes, en particulier sur la question des budgets, mais cette idée est combattue par d'autres Etats membres de l'Union européenne.

Angela Merkel espère qu'un sommet prévu en décembre puisse être l'opportunité de fixer un point de départ pour la convention sur un nouveau traité, écrit Der Spiegel.

Cette idée, que le conseiller de la dirigeante allemande chargé des affaires européennes, aurait, selon le journal, lancée lors de réunions organisées à Bruxelles, rappelle une convention signée en 2011 par plus d'une centaine de parlementaires européens inspirée par la Convention de Philadelphie qui a mené à l'adoption de la constitution fédérale américaine.

La convention signée par les députés européens a abouti à la création d'une charte, rejetée ensuite par les électeurs français et néerlandais. Elle a toutefois pris ensuite la forme du Traité de Lisbonne, en vigueur actuellement.

De nombreux Etats membres, qui ont encore à l'esprit les longs débats et les nombreux contretemps qui ont précédé l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne sont réticents à l'idée de s'embarquer dans un nouveau processus de réformes institutionnelles.

Certains pays, comme l'Irlande, devraient en tout état de cause faire valider tout nouveau texte par référendum. Un nouveau texte pourrait par ailleurs accentuer la pression en Grande-Bretagne, où toute idée d'un renforcement de l'intégration politique est très impopulaire, en faveur d'une sortie pure et simple de l'Union européenne.

L'Allemagne estime toutefois que l'approfondissement de l'intégration budgétaire et politique, avec une supervision de l'Union européenne sur les budgets nationaux, est indispensable pour garantir que les Etats membres mettent de l'ordre dans leurs finances et pour restaurer la crédibilité de la zone euro.

Nicolas Delame pour le service français

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  • dagt32 le dimanche 26 aout 2012 à 18:10

    la 3ème guerre mondiale "économique", on est dedans depuis un bon moment, une sortie de la Grèce de la zone serait la première bataille perdu.

  • zoila5 le dimanche 26 aout 2012 à 17:37

    personne de devient allemand ?? on devient européen !! comme un Califorien ne devient pas Texan parce que ces deux états forment avec d'autres les Etats Unis d'Amérique !! petit nationaliste à courte vue... !!

  • odnaz le dimanche 26 aout 2012 à 17:14

    Les roueries de l'Histoire ! ..... deux grandes guerres mondiales ne nous auront pas empêchés de devenir allemands. Quand on disait que la 3ème guerre mondiale serait économique certains souriaient, et pourtant on y est ... presque !