Angela Merkel-pape François, même combat

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La chancelière allemande et le pape François lors d'une rencontre en mail 2013.
La chancelière allemande et le pape François lors d'une rencontre en mail 2013.

« Une personne qui veut construire des murs et non des ponts n'est pas chrétienne. » Donald Trump s'est senti visé par ces paroles papales - et il avait raison. Mais - a contrario - cette vérité évangélique pourrait aussi fort bien s'appliquer à Angela Merkel. Par démagogie, le milliardaire candidat à l'investiture républicaine aux États-Unis veut construire un mur pour stopper les migrants venus d'Amerique du Sud. Par humanisme, la chancelière allemande se bat pour établir des ponts entre le Moyen-Orient et l'Europe, afin de ne pas abandonner les réfugiés qui, pour la plupart, fuient la guerre, les dictatures et les exterminations. Angela Merkel et François, même combat !

Le pape n'a jamais dévié de « l'esprit de Lampedusa », sous les auspices duquel il a placé son pontificat, et lutte inlassablement pour défendre l'hospitalité chrétienne et l'accueil des migrants, comme il vient encore de le faire à Ciudad Juárez, au Mexique, quitte à prendre à rebrousse-poil une partie de ses fidèles et à exacerber des oppositions de plus en plus vives au Vatican. La chancelière allemande, elle, se dresse seule contre tous en Europe, bravant l'opinion de son pays, l'establishment, ses amis politiques et la quasi-totalité des dirigeants européens pour contrer la fermeture des frontières en Europe.

Au tout début de cette crise humanitaire, les responsables qui plaidaient pour restreindre l'accueil des réfugiés...

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